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mercredi, 27 mai 2009

Travail d'utilité publique

Liste en devenir des désagréments majeurs du web 2.0 qui n'a de 2.0 que le nombre, un peu comme la guerre mondiale numéro 2 qui n'était finalement pas mieux que celle d'avant (encore qu'elle fut jouée sur une étendue territoriale bien plus développée.).

 

La violence. LA VIOLENCE PUTAIN DE MERDE. La violence moi ça m'énerve, ça me rend méchant. Je n'aime pas la violence, tiens, si elle était devant moi, je lui casserais la gueule.

 

Le préambule étant fait, je tiens à dire que je cherche souvent à m'informer sur l'état du monde. Bon je traine sur la toile, je suis abonné à des fûts d'URSS et je lis les machins sur les faits dont il faut savoir que. Des fois il y a des commentaires. Je les regarde, parce que ça sert à cela aussi le 2.0, à démocratiser la parole.

 

Bon, ce n'est qu'une illusion, ne laissent apparemment des commentaires que les mêmes : ceux qui ont raison. Ils ont toujours raison, sur tout, et toujours avec les mêmes idées, qui marchent quand bien même elles n'ont aucun rapport avec le thème, le sujet, la photo ou le monde. Mieux, ils ont raison même quand ils ont tort, des sortes de profs quoi, mais derrière un écran.

 

Parfois en voyant tant d'idées reçues enfilées à la suite, j'ai rêvé un justicier masqué qui sortirait de leur putain d'écran de merde pour les secouer un peu en leur gueulant dessus "MAIS TU VAS TE METTRE A UTILISER TON CERVEAU CONNARD ?" (vous avez vu, ils sont tellement violents qu'ils ménervent encore)

 

Donc, officiellement je crèe la Ligue des Botteurs de Cul du Net (LBCN, ça ressemble à rien). Je signerai dorénavant ainsi : "Bravo, xxx, votre intervention mérite sa récompense : http://meslistes.hautetfort.com/media/02/01/815010938.jpg"

 

Mais une telle Ligue demande des règles strictes. Que vais-je donc pouvoir épingler ? Je propose les expressions suivantes, toutes plus caricaturales les unes que les autres:

  • En matière économique : "il n'y a pas le choix"
  • "les profs marxistes"
  • "les policiers fachistes"
  • "quand je pense que mes impôts paient ça"
  • "les français sont des (veaux, conservateurs, chaussures à talons)"
  • "il faut que la société se réforme"
  • "la peine de mort coûte moins cher au contribuable"
  • L'utilisation du mot "contribuable " finalement.
  • "c'est typiquement français"
  • "il faut écouter la majorité silencieuse"
  • "les fonctionnaires sont des (fainéants, joueurs de foot)"
  • "Au moins lui il fait bouger les choses"
  • "De toute façon dans ce pays..."
  • "Quand on voit ce qui se passe ailleurs"
  • "Les politiques, tous des..."
  • "Les syndicats ne représentent qu'eux-mêmes"

Et vous, quels poncifs vous agacent le plus ?

vendredi, 22 mai 2009

Humour coprophile (on se refait pas)

mediumlapinpq1.jpgListe de coïncidences scatologiques pour peu qu'on ait l'esprit mal placé.

Ce soir à la télé, sur la trois tu as "t'as la chiasse" et sur m6 c'est "PQ express". (sinon sur la une, c'est l'anniversaire de l'ump)

 

[ Pour ceux qui auraient l'idée de venir demain, il faut remplacer "ce soir" par "hier soir", et en fait selon la date où vous auriez l'idée de venir vous perdre ici il faudrait tout le temps modifier. Quand je vous dis que ça manque de fondamentaux le web 2.0 des fois.]

 

[A la limite si c'était livré avec une machine à remonter dans le temps. Virtuelle pour le moins. Avec une lumière verte. Et une rouge pour faire peur quand elle s'allume.]

 

[L'essentiel du message était néanmoins au début]

mercredi, 20 mai 2009

Socio-psych-machinologie vroum vroum (1)

harpiste_s_berthiaume.jpg Première partie d'une liste de symptômes qui devraient, après prise de connaissance par la Faculté, me valoir le prix Nobel de médecine ou au moins le concours Lépine de psychologie expérimentale.


En ces temps de crise, il serait salutaire d'inventer enfin de nouveaux métiers qui, bien qu'étant inexistants, n'en sont pas moins indispensables. Par exemple, médecin de voiture, voilà un métier dont il faut urgemment poser les bases. Oui, j'en vois un qui rigole au fond "ça s'appelle un garagiste, ils vont bien merci vu le prix qu'ils m'ont pris pour changer mon rétro." Et je lui répondrais : "Tu avais qu'à ne pas casser ton rétro, abruti." En fait non.

 

Je lui répondrais que je signifiais médecin de l'intérieur de la voiture et plus précisément de l'appendice de la voiture qui a une vie autonome : le conducteur. Psychologue pour conducteur, voilà le terme exact que je cherchais, allez je l'ai trouvé, je réécris tout. Oh et puis non, il va falloir appuyer sur une touche, ça me soûle.

 

Donc le psychologue de conducteur serait chargé d'étudier et d'expliquer certains comportements étranges. Par exemple, sur la route, (oui je sais on rencontre rarement un conducteur ailleurs, c'est une juste une mise en condition. ) donc sur la route (c'est fou des fois comme les gens peuvent être formalistes) sur la route donc (ça fait perdre un temps fou.). Bref, tu roules à 90 kilomètres à l'heure. (ah, ça faut drôle l'ellipse hein ?) Sur une route nationale  ou départementale bien sûr, pas en ville.

 

A ce moment-là, une voiture en face fait des appels de phare: "tchaf-tchaf". Très brefs les appels, tellement brefs que ça m'épate. Moi quand je m'y essaye ça fait "pac-cling-tchacabong-pac-cling-tchaca merde la voiture est passée". On se demande où ils ont acquis une telle aisance et une telle rapidité digitale. Des harpistes peut-être, je ne vois que ça. Et en plus ils ne font jamais "tchaf" ni "tchaf tchaf tchaf", toujours "tchaf tachf",  une sorte d'élégance d'harpiste, assez pour qu'on note la virtuosité et pas trop pour éviter le mauvais goût.

 

Vous imaginez les réunions d'harpiste ? Des centaines de musiciens en frac ou en robe de soirée, autour d'une voiture : "fait voir ce que tu sais faire toi." - "Tchaf" - "Ahah, sale tantouze."

 

Bon bref. Donc il fait un appel de phare pour te signaler le radar posé sur le bas-côté un  peu plus loin. Environ à cinq kilomètres. En fait c'est le complexe du chic type. Le conducteur susdit (je vous en prie hein) est tellement content de rendre service qu'il fait des appels à toutes les voitures qu'il croise pendant cinq kilomètres, il voyage avec une valise d'ampoules de code. Et chaque fois qu'il fait un appel de phare il se dit  : "quel chic type je suis, j'évite tellement de tracas à mes corrélégionnaires automobilistes, c'est beau la solidarité, éh connard tu la pousses ta charrette, sale enculé de mes deux, on à pas idée de rouler à 89, c'est limité à 90, connard."

 

Toute la famille est d'accord, d'ailleurs. La femme : "mon mari est tellement un chic type". Les gosses : "oh mon papa à moi c'est vraiment un sacré chic type." Le chien : "Oh mon maître, quel chic type, il vient de m'offrir un arbra à moi tout seul pour faire pipi où je veux, j'ai plus qu'à lui apprendre à marcher, allez bouge une racine l'arbre."

 

J'en étais où moi ? Les appels de phare, oui. Bon sang, j'en suis que là, je devrais peut-être effacer quelques passages superfétatoires. Oh et puis non, il faut appuyer sur une touche, ça m'esclave trop. J'en étais à : et moi qui roule à 90 km/h, J'EN AI RIEN A FOUTRE DE SES APPELS DE PHARE A LA CON.

 

Par contre le type qui venait de me doubler à 130 donne tout d'un coup un grand coup de frein et pendant cinq kilomètres, il ne dépassera pas le 60 en ralentissant à chaque recoin où les pandores pourraient se cacher : "il sont là ? Ils sont là ? Attends voir... non. Bon ils sont sûrement derrière le panneau 'interdiction de...', 'interdiction de...' enfin bon le panneau bleu là... non. Dis donc ils sont rudement bien cachés ces enculés." Et dès qu'il a dépassé le radar : "Oh putain le temps que j'ai perdu, si je veux arriver à l'heure il faut que je tienne une moyenne de 120... C'est parti."

 

Voilà pour notre première pathologie : le COMPLEXE DU CHIC TYPE. Il n'existe aucun médicament connu à ce jour.

 

Docteur Cohen LB, ancien interné des hôpitaux de Paris.

vendredi, 15 mai 2009

PAF

limousine-sf.jpgListe exceptionnelle et quasiment stalinienne, voire staliniste pour peu que le mot existât (voilà j'ai mis un subjonctif imparfait), de trucs dont je me serais souvenu de la description que j'avais prévu pour peu que j'eusse évité de digressé mais c'est tant pis pour ma gueule.

 

Alors voilà tu te crois de gauche et tout, solidarité avec les travailleurs, j'ai de la compassion, gnagnagna. Et ça te tombe direct dans la gueule, sale con, tu t'es pris pour plus gros que tu n'es. Rectification, tu t'es pris pour plus gros. Point. Tu es là face à une audience, et tu pérores, tu pérores, tu en sais des choses, des définitives. Ton speech, tu l'as travaillé avec acharnement; Et tu le fais. Comme d'habitude il t'échappe un peu, notamment à caus edu connard là dans le coin qui n'est pas convaincu du tout par ce que tu dis.

 

Parce que c'est ça qui est chiant quand tu penses que tu sais tout, c'est qu'il y a toujours un connard qui contre argumente et en plus SON PUTAIN DE DISCOURS TIENT LA ROUTE. Salaud va. Mine que rien et cahin caha tu vas jusqu'au bout. Et ce connard vient te aprler à la fin de la journée et il critique ta façon de faire. Et voici l'acmée de l'impudence : il se permet d'avoir raison. Alors que toi tu es formateur et lui stagiaire.

 

Pourtant durant ce même stage un autre stagiaire t'avait glissé : "oui, mais toi tu as l'oeil expert." Bien sûr bon con, tu réponds que non pas du tout, tu t'es fait tout seul (c'est pas faux en même temps), chacun peut en faire autant. Une réponse très jolie, très démagogique, tu en mouillerais presque ton calfouette, tellement tu es modeste et tout et tout.

 

Et paf l'autre connard vient te mettre le nez dans ton caca en te disant que ce que tu as fait c'était un peu fouillis, un peu trop, pas assez accessible, comme ces restaurants où on te sert de la mauvaise bouffe, mais où, pour rattraper la chose, on t'en sert beaucoup. Bref, moi qui croyais avoir mis au point un travail utile, je me trouve avec un monceau de conneries et tout à refaire pour l'année prochaine. et un gros doute sur mes compétences.

 

Alors je dis merci au connard. Parce que sans lui, j'étais sur le point de devenir sûr de moi et de ce que je fais. Bref, de devenir vieux.

dimanche, 10 mai 2009

La pensée idiote du dimanche

7-les-vieux.jpgListe extrèmement courte d'un aphorisme plus ou moins idiot mains cependant remarquable par l'absolue évidence de son message.

 

Profitons de la vieillesse, ce n'est jamais que la seule chose qu'on obtienne sans payer ni travailler.

jeudi, 07 mai 2009

Mon auto, mon amour.

images.jpgListes d'arguments énervants qui semblent n'être que des cache-sexe pour protéger la sensation grisante d'être tout-puissant en certaines circonstances ou de bien lécher certaines bottes électorales.

 

J'ai eu un accident. Parce que j'étais fatigué mais que je croyais que ce n'était rien, que je pouvais rentrer chez moi, j'ai eu un accident. Je me suis endormi, j'ai foncé dans un arbre. J'ai eu de la chance : l'appuie-tête a été arraché par le tronc et je n'ai encastré aucune autre voiture. Depuis je me méfie de mes certitudes d'automobiliste.

 

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, deux sénateurs ont déposé une proposition de loi au sénat afin de défendre les pauvres conducteurs. Oups, deux sénateurs ont déposé une proposition de loi afin de défendre les pauvres conducteurs en infraction. Dis comme ça c'est complètement con comme idée. Tant mieux.

 

L'idée est la suivante : quand on dépasse de peu la limite de vitesse autorisée, ce n'est pas grave. Donc pas besoin d'enlever des points. Car comme ils le disent, certains voient ainsi leurs points se réduirent "comme peau de chagrin" (ici), ce qui au passage est la comparaison la plus tarte de la semaine. L'idée de départ est la suivante : une personne qui dépasse la vitesse autorisée de 5 km/h n'est pas coupable d'actes d'incivilité (ici). Taguer un mur par contre... Et puis ce n'est pas dangereux du tout. Réfléchissons un peu.

 

 Les autorités nous donnent déjà généreusement 5 km/h de marge, donc une personne flashée parce qu'elle dépasse de 3km/h la limite de vitesse la dépasse en fait de 8 km/h. Replongeons-nous dans nos cours de code. La distance de freinage est environ du carré de la vitesse divisé par 20. Soit pour 8 km/h environ 3 mètres. Sachant que les piétons traversent sur un passage de un mètre de largeur, qu'une voiture arrivant 8 km/h plus vite et freinant au même endroit finira derrière le pâssage piéton, dites-moi : où se trouve le piéton ?

 

 Alors on m'objectera que certains perdent leur boulot à cause de cela. Oui. Certains le perdent à cause des délocalisations, une loi a-t-elle été déposée pour les interdire ? Et puis si ils étaient un rien responsable, ils feraient un tout petit effort du genre... rouler en-dessous de la limitation de vitesse. Ça paraît simple dit comme ça mais, comme le dit le type qui vient de se faire arrêter : "on ne peut pas toujours avoir les yeux sur l'indicateur de vitesse."

 

C'est vrai, c'est comme les rétros, on ne peut pas toujours les regarder. D'ailleurs c'est à se demander pourquoi on a de tels instruments dans notre voiture. Et puis c'est pas comme si on avait eu des cours d'auto-école où on nous apprenait comment faire en sorte de prendre l'information.

 

Bref, dans la grande série de : "je me demande comment on peut élire des irresponsables." Nous avons ici deux sénateurs qui en sont à dire qu'ils faut autoriser les conducteurs à commettre des infractions. Bien sûr on me dira qu'on paye tout de même une amende, mais si on veut être de bonne foi, qu'est-ce qui peut le plus efficacement pousser un type à lever le pied sur l'accélérateur ? La perspective de perdre son permis ou celle de payer une amende ?

 

Parce qu'il faut en avoir conscience : perdre son permis sur un petit dépassement de vitesse, ça ne se fait pas en une fois ; il faut tout de même se faire choper douze fois en moins d'un an ! Douze fois ce n'est pas par inadvertance, c'est un comportement habituel : celui d'un chauffard.

mardi, 05 mai 2009

L'hypothèse : sa vie, son oeuvre.

string-non-euclidien.jpg

Liste assez exaspérantes de mots permettant d'appréhender en toute tranquilité la notion d'hypothèse dans le but singulier d'arriver à imaginer un monde dans lequel les enfants seraient livrés à eux-mêmes  dans la mesure où l'école ne serait qu'une aimable fadaise, hypothèse heureusement ridicule sauf dans quelques pays dont on se fout absolument dans la mesure où ce ne sont pas des gens comme nous.

 

Euclide était un grand mathématicien de l'antiquité grecque. Comme vous le savez déjà, on nomme euclidienne la division que l'on utilise couramment, et de même, en son honneur on parle d'espace euclidien pour désigner l'espace à trois dimensions que nous percevons. Je tiens à vous faire remarquer cette subtilité qui consiste à utiliser le verbe "percevoir" qui implique notre subjectivité et donc laisse entendre qu'il existe une autre vérité que celle-ci.

 

La question qui bien sûr vous taraude maintenant, si si ne niez pas, est la suivante : "existe-t-il des espaces non-euclidiens ?" Et bien oui, ou pas, il en existe peut-être. On les a en tout cas envisagés. Un espace non-euclidien peut-être grosso modo décrit comme un espace euclidien qu'on aurait déformé, et dans lequel on peut rencontrer les plus étranges, les plus improbables monstres géométriques dont vous puissiez rêver. Et si vous n'avez encore jamais rêvé de monstres géométriques, ça commencera peut-être ce soir.

 

Par exemple, prenez une feuille. Prenez une feuille, j'insiste. Pas deux non plus, bande de gourmands. Sauf si c'est pour passer au voisin. Sur cette feuille tracez une droite partant de la moitié d'un côté et se finissant à la moitié d'un côté adjacent. Quelle figure obtenez-vous ? Une droite. Et le "c'est complètement con" vous pouvez le garder pour vous. Mais maintenant enroulez cette feuille sur votre doigt en formant un cône, la pointe du cône étant la pointe comprise entre les deux côtés limitant le segment. Formez ce cône jusqu'à ce que la ligne tracée se recoupe elle-même, que constatez-vous ?

 

Eh oui, c'est miraculeux : vous venez de former une figure géométrique qui n'a qu'un angle et une ligne droite ! Ceci est totalement impossible dans notre univers euclidien, vous êtes donc parti avec votre bout de doigt dans un autre univers dont vous ne supposiez même pas l'existence. Eh bien de telles constructions qui n'existent pas, c'est l'incarnation mathématique de la relation logique que nous nommerons HY-PO-THE-SE. L'hypothèse peut mener aux plus chimériques conclusions dans la mesure où nous sommes dans une dimension non-euclidienne de la pensée, une dimension qui s'affranchit de l'ici et du maintenant pour envisager le possible et le probable.

 

Cette hypothèse d'ailleurs va nous poser un problème de pantalon, et d'un pantalon bien précis : celui du temps. Le pantalon du temps naît à chaque fois qu'une hypothèse se pose sous la forme d'un choix. Il nous faut abandonner une jambe du pantalon pour suivre l'autre. LA VIE EST UNE INFINIE SUCCESSION DE PANTALONS TEMPORELS. Et autant nous pouvons affirmer ce qui s'est passé dans une jambe,,celle où nous sommes, raison pour laquelle nous utiliserons pour le raconter le mode... indicatif, autant la jambe que nous avons abandonnée ne peut-être envisagée que comme une probabilité, ce pourquoi nous longerons cette jambe grâce au mode ...conditionnel.

 

Ceci posé, nous allons nous égarer ensemble dans les dimensions non-euclidiennes de la pensée par l'entremise de cette citation du chanteur mort Joe Dassin qui affirmait : "Et si tu n'existais pas, dis-moi pour quoi j'existerais ?" , interrogation sublime qui affirme la présence de l'être aimé en envisageant son absence dans une autre jambe de pantalon et décrivant par là même l'implacable fatalité de l'amour qui l'assaille. De même nous envisagerons cette hypothèse "Et si l'école n'existais pas,...". Hypothèse qui mène à une série de jambes dont vous m'expliquerez  par le menu le contenu en utilisant des liens logiques de conséquences explicites.

 

Attention, j'attends de vous un travail d'une rigueur et d'une logique qui n'auront d'égale que la mienne au cours de l'introït que je viens de faire. Je vous remercie.

*Et à ce moment-là Maxime eut la mauvaise idée de me demander de répéter.*

 

lundi, 04 mai 2009

Ma campagne d'auto-promotion.

merkelsousvetements1_4620_0.jpgCi-joint à gauche, une campagne de publicité représentant Mme Merkel en petite tenue et qui vante... l'industrie automobile. Le rapport entre une chancelière à moitié à poil et 2500 euros de remise m'échappe un peu sur le coup, mais cela fait un tabac outre-Rhin, les allemands trouvent cela amusant.

 

Certes quand le Sun avait publié des photos de Merkel en maillot de bain, par contre, cela avait beaucoup choqué et posé des problèmes éthiques. Mais là, c'est de la pub, c'est créatif donc c'est permis.

 

Alors j'en profite pour lancer ma propre campagne de pub que tous les blogguers peuvent relayer s'ils le veulent en reprenant l'image ci-dessous par l'entremise de ce code.

 

<a href = "http://meslistes.hautetfort.com"><img src="http://meslistes.hautetfort.com/media/01/01/1258313530.jpg" width = "180" id="media-1732447" alt="enculeunane.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" name="media-1732447" /></a></a>

 

enculeunane.jpg

 

samedi, 02 mai 2009

Et sinon, comment va la démocratie ?

mini-69704-vote-majoritee-absolue-deputes-hadopi.pngCe matin, comme tous les samedis, sur France Culture est donnée l'émission " Le Rendez-vous des politiques", une émission que je trouve un peu gentillette pour les élus qui viennent, mais baste, quand on veut s'intéresser au débat public, on fait avec ce qu'on a. Et à ce rendez-vous des politiques, il y avait... un homme politique. Je ne sais pas qui, je n'ai pas entendu le nom. Si j'en crois certaines phrases, il serait plutôt de droite, mais bon, mon propos n'est pas là.

 

Alors où est le propos ? le propos est dans la cuisine. Non ! Le propos est que j'ai bientôt éteint la radio tant ce que cet élu (député ce me semble et élu au Conseil de Paris) me mettait en colère : il faisait beau, il aurait été foutu de me gâcher mon premier barbecue de la saison. Deux marronniers revenaient en boucle dans sa bouche, et quand je parle de marronnier, je parle de propos que l'on peut attribuer à la grande majorité des élus, de droite comme de gauche (et peut-être même au centre va savoir).

 

Le premier de ces propos est une expression si habituelle qu'elle passe inaperçue : " typiquement français". Depuis quelques années nos hommes politiques l'utilisent pour marquer combien nous sommes un pays d'arriérés. Les séquestrations de patron : "typiquement français", donc c'est mal. Les manifestations, les grèves : "typiquement français", donc c'est idiot. Ici, notre élu de dedans la radio affirmait avec un aplomb qui faisait plaisir à voir que "le fait de chercher des boucs émissaires était très français", comme en 33 quand la France à mené le NSDAP au pouvoir car le juif était le bouc émissaire idéal, par exemple.

 

Bref, ce qui me choque c'est qu'un élu de la République puisse avec autant d'aisance, par l'entremise d'une expression imbécile être en haine du peuple qu'il doit représenter. Car, que dit-elle cette petite phrase ? Elle dit simplement que, bon dieu, s'il n'y avait pas de français en France, le pays ne s'en porterait que mieux. Quel est le problème de la France ? Les français qui sont tellement français.

 

Étrangement, dans la même phrase, cet élu évoquait la pitoyable raclée de la majorité concernant le projet de loi Hadopi, dénonçant les médias qui font preuve d'antiparlementarisme en mettant en cause les députés absents de l'Hémicycle. Que l'on ne s'y trompe pas, les médias ne sont pas les boucs émissaires, les députés le sont. Ce discours a été tenu aussi bien par la droite que par la gauche : il est abominable. Comment un citoyen responsable ne pourrait-il pas être choqué quand pour voter une loi, moins de 10 % des élus sont en séance ? Est-ce être antiparlementaire que d'exiger de la personne pour qui l'on a voté qu'elle fasse son travail ? est-il normal que dans la presse on parle de "nombre remarquable de députés présents" pour le débat quand il y en a 150 sur 557, soit un peu plus d'un quart ? (la mienne était en train de faire un créneau devant chez elle à ce moment là.)

 

Bien sûr que de telles pratiques peuvent faire naître de l'antiparlementarisme. Mais les dénoncer, et demander à ce qu'elles cessent, voilà qui au contraire est un geste citoyen. J'ai aujourd'hui l'impression de vivre dans un régime où, à chaque instant, la représentation nationale me méprise parce que je suis "typiquement français" : je demande des comptes aux gens que j'élis.

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