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lundi, 09 janvier 2006

C'était la dernière listeu, c'était le dernier tour de pisteu ...

A la demande expresse de La Veilleuse et de Glurb, je participe à cette chaîne qui tourne depuis quelques temps. Et hop.

 

 

7 choses que vous voulez faire avant de mourir

1. Dire que je les aime aux gens que je les aime. Sérieux faut pas que j’oublie, c’est vite venu la mort et je connais plein de gens que j’aime parce que bon, ils le valent et en plus ils le savent pas assez.

2. Péter la gueule à C.P. mais c’est un peu trop tard vu que c’est lui qui est mort (et j’ai oublié de lui dire que c’était un sale con, comme quoi j’avais raison au-dessus).

3. Inviter Madonna à l’Auberge de Saint Rirand, pour manger une friture et des patates à la crème comme ils les font si bien, toutes fondantes.

4. Vivre, c’est peut-être temps. Ca ça veut rien dire en même temps parce que vivre c’est  quoi ? Réaliser tes rêves, mais bon, quand tu as une blonde, tu veux une rousse, quand t’es fonctionnaire tu te demandes si aller dans le privé ça serait pas mal, quand t’es dans le privé tu trouves que les fonctionnaires ont toutes les veines, et pus quand t’as pas de gamins tu en veux, et sinon, tu trouves que c’est chiant. Vivre ? Mon cul ouais.

5. Etre beau. C’est pas gagné.

6. Etre comme James Bond, sans chier ni pisser ni faire le ménage. Ah c’est facile dans les films.

7. Etre un bon prof.

 7 choses que vous faîtes bien

1. La poularde au vin jaune. Quand j’ai des morilles.

2. Grossir sans effort.

3. Jouer au Scrabble, j’ai fait plus de 500 au dernier duplicate.

4. Faire huit kilomètres en moins de sept minutes sur une route de montagne juste derrière chez ma mère avec n’importe quelle bagnole, ceci dit si c’est une trapanelle, je la tue normalement.

5. L’amour, quand j’ai une absence.

6. Le ménage, je suis super fort mais bon faudrait pas qu’elle s’habitue non plus, alors je le fais pas.

7. Chanter tout et n’importe quoi. Dans ma voiture et au boulot (en début de journée parce qu’après les gens sont pas très receptifs et même des fois ils me regardent d’un air, on dirait que je suis pas normal, qu’est-ce qu’ils croient ces abrutis ?).

7 choses que vous ne savez/pouvez pas faire

1. Téléphoner.

2. Mélanger le pastis avec n’importe quoi.

3. Imiter Charles Aznavour et pourtant tout le monde sait le faire.

4. Corriger les copies à temps. Incroyable.

5. Monter les escaliers en récitant l’alphabet et tout ça à l’envers.

6. Dire « je t’aime ».

7. Rester de marbre quand on joue du surf punk.

7 choses qui vous attirent le plus chez le sexe opposé

1. Les seins.

2. Les fesses ( ce qui est moins fréquent, car c’est un membre qui s’entretient, alors que les seins, tu peux avoir pas de bols et être genre planche à pain.)

3. Tenir les mains.

4. Les hauts talons.

5. Le fait qu’elles soient différentes et me remettent en question (mais en fait c’est à peu près ça avec tout le monde).

6. Le fait qu’elles n’aient jamais fait un tour dans mon lit.

7. Les seins (bon le droit ce coup).

7 choses qui vous attirent le plus chez le même sexe

1. Leur possibilité à passer une soirée à causer.

2. Leurs femmes… hem.

3. Leur capacité à boire sans trop être saoul, et surtout à partager la petite prune que mon père m’offre à Noël et qu’elle est faite maison.

4. Le fait d’annoncer 110 à cœur alors que j’ai le valet, ce qui blinde carrément le jeu (je vous ai pas dit que j’adore jouer à la belote coinchée ?).

5. Leurs silences.

6. Le fait de ne pas se prendre au sérieux et d’arrêter de me péter les couilles, oui c’est pour toi que je parle, fais pas l’innocent.

7. Leur femme…mais qu’est-ce qui me prend moi ?

7 choses que vous dîtes souvent

1. Je te chie dans les bottes.

2. Qui c’est les plus fort évidemment c’est les verts.

3. Donc.

4. Hein ? ( ou pardon ou comment selon l’humeur)

5. Ca va ma belle ?

6. Bite couille et autres noms de parties génitales ou pas (genre cul).

7. Mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con que de l’ouvrir et qu’il n’y ait plus de doute.

7 béguins pour des célébrités

1. Madonna. Sérieux je l’aimais pas quand j’avais dix-sept ans et aujourd’hui je sens que je suis passé à côté d’un truc en la draguant pas.

2. Cyd Charisse et ses jambes interminables dans The Bandwagon de Minelli.

3. Douchka. Oui. Mais j’étais jeune monsieur le président.

4. Uma Thurman, comme tout le monde.

5. David Bowie quand il est fringué en gonzesse.

6. Alyssa Milano. Depuis Madame est servie, et pourtant bon, il n’y a pas de quoi s’extasier sur son talent. En même temps je m’en tape un peu de son talent.

7. Brad Pitt. Je veux être lui.

 

Bon voilà, je laisse ce blog dans l'état, il y a de quoi lire, et je déménage. Je fais signe dès que le nouveau blog est prêt, ça ne devrait pas prendre trop longtemps. En fait ça ne change pas grand chose sinon le pseudo et cette histoire de liste.

 

A tout bientôt tous. 

 

jeudi, 05 janvier 2006

Le bonheur, c'est simple coup un coup de boule.

Liste au goût doux-amer, d'une délicatesse terrible cachée sous un humour ravageur, le tout servi par un sytle admirable, à consommer tiède avec des patates.

 

 

Les carottes cuites à l’eau sont une insulte à la gastronomie. Leur goût douceâtre et leur consistance mollassonne ennuient le fin gourmet. Il n’est rien de pire que les carottes cuites à l’eau, si ce n’est le bonheur. Le bonheur m’assomme comme une tonne de beurre fondu. Pas le fugace bonheur improvisé quotidiennement, entendons-nous bien, je veux vous parler du lourd bonheur de circonstance.

 

 

Nous sortons d’en prendre pour deux semaines. Une quinzaine de guirlandes chamarrées et de boules reluisantes, une quinzaine d’enfants aux yeux écarquillés par la féerie de Noël. Sagouins. Une quinzaine de béatitude aux pieds des sapins clignotants et des bouteilles célébratrices. Dégueulasse. Une quinzaine de dictature au cours desquelles chacun se devait d’être heureux ou d’être un moins que rien. Salauds, nazis…

 

 

J’ai vécu ces deux semaines dans un état d’hébétude profonde et de quotidienne mélancolie. J’ai paressé, j’ai soupiré, j’ai pleuré, j’ai dépressé, je me suis mis en ermitage, honteux mammifère qui n’était pas émerveillé, habité par l’esprit de Noël, en un mot : heureux. J’ai fait tout ça et puis quand j’en ai eu assez, alors je suis mort.

 

 

Triste nouvelle. Mais qui ne vaut pas vos pleurs, vous qui m’honorez de parcourir ces pages. Le gros monsieur mal rasé qui tape sur son clavier est plus vivant qu’il ne l’était il y a trois jours encore et il se sent soulagé d’avoir passé ce nouveau cap de la quinzaine du sourire laïc, gratuit et obligatoire. C’est juste Cohen. Cohen est mort. Il a vécu sa dernière aventure, qu’il n’écrira pas car elle est sombre et ennuyeuse.

 

 

Crevé, le crevard, niqué le chroniqueur acerbe des petits riens, défuncté, le défenseur brutal des causes incertaines, lessivé, out, RIP. Il devait en être ainsi, et ce n’est pas grave car, comme le disait le Professeur Marmaduke Lagrêle, doyen de l’Université Bocsonienne du Futile : « Quand on estmort, c’est un peu tard pour se faire du souci. »

 

 

Dans son agonie, il fera encore deux petits tours. Et puis s’en ira.