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mardi, 27 décembre 2005

Poete moins fort...

Listes de trucs parce que ce soir j'ai franchement pas la forme, et ce truc de faire des sous-titres, c'est franchement gonflant, je sais bien que c'est moi qui ai mis ça en place mais quand même vous exagérez.

 

 

 

Tout brinquebalant qu’il soit, mon véhicule automoteur est équipé d’une merveille technologique que l’on nomme communément poste auto-radio et dont la principale qualité est de recevoir des émissions radiophoniques sans que j’aie à payer. Ainsi, pendant les longs trajets, un simple appui sur un bouton permet de balayer l’ensemble des stations en modulation de fréquence et d’arrêter mon choix sur la plus pertinente à l’humeur du moment. Au cours de ces recherches, j’ai souvent l’occasion de m’intéresser à une station de musique de jeunes.

 

Ainsi, je parviens à garder le contact avec mon auditoire quotidien, en écoutant la nouvelle chanson française. Entendons-nous bien, je ne glose pas ici sur les Delerm et autres Bénabar, icônes parnassiennes des vieillards adolescents (35 ans environ). Non, je parle des vrais jeunes chanteurs qui expectorent vraiment de la vraie musique pour vrais jeunes, le genre à mettre le mot « trop » à toutes les sauces. Et j’ai trouvé, j’ai trouvé une nouvelle science humaine : l’Economie Poétique.

 

Elle était en branle (je vous en prie) depuis les merveilleuses (qui peuvent être admirées) paroles de la comédie musicale Roméo et Juliette que je vous rappelle en passant :

Aimer, c’est c’qu’y ad’p’us beau

Aimer, c’est voler plus haut

Toucher les ailes des oiseaux

Aimer, c’est c’qu’y ad’p’us beau.

Nul doute que l’immortel barde de Strafford sur l’Avon, du fond de sa tombe, ne verse une larmichette ou une gerbe va savoir.

 

Certes, cette énumération philosophico-métaphorique eût pu être prolongée par d’autres vers inoubliables du style :

Aimer, c’est pisser dans l’eau…

Ou mieux :

Aimer, c’est faire du vélo,

Aimer, c’est met’ l’grand plateau,

Rattra-per Bernard Hinault,

Aimer, c’est faire du vélo.

Le fait remarquable ne tenant pas dans le message, (y en a pas) il réside dans le fait de convoquer encore et toujours la même rime.

 

Cette école de la rime unique fait florès comme le prouve le dernier et remarquable opus de la divine (je dis divine parce que sur les photos elle est floue avec des gros nichons et des trucs qui brillent autour) Tina Aréna :

Aimer jusqu’à l’impossible.

Aimer se dire que c’est possible.

Aimer, etc…

Bien sûr il manque quelques rimes : imprévisible, incessible, imputrescible, impassible, inadmissible…et l’on notera le merveilleux oxymore à la rime qui joint deux mots de la même famille, ce qui ferait venir un ulcère à Boileau, mais heureusement il est mort le bougre.

 

Cet oxymore n’est pas sas rappeler le sublime :

Et l’on s’aimera encore

Lorsque l’amour sera mort.

Du superbe et brushingué poète qui était le frère de Dalida (je dis ça à l’œil).

 

Résumons : deux chansons, deux rimes, un thème. Cela prouve que la poésie est elle-même touchée par la rentabilité. Pourquoi se faire chier la bite avec pleins de rimes là où une seule suffit ? Et les autres ? Ben elles iront pointer au dictionnaire de rimes, y’a pas de raison. Je vous le dis tout net, foin des bocks et de la limonade (oups, faute de goût), il faut bien venir à un vocabulaire qui parle aux gens comme ils parlent, c’est bien plus efficace, il faut causer comme tout le monde et les rimes qui marchent sont « aimer, amour, cadeau, peur, cœur ». C’est cette réforme de la poésie que nous appelons de nos vœux afin de bouger, parce que je vous le dis, en vérité, si on se met à faire de l’Aragon, on va pas tarder à délocaliser en Corée du Nord.

 

jeudi, 22 décembre 2005

C'est pas moi.

Liste vespérale et solitaire.

 

 

 

C'est affolant. Je ne suis pas moi. J'aimerais bien, le problème n'est pas là. Je n'y arrive pas, c'est comme ça et puis c'est tout. C'est fou comme je suis intérieurement riche, comme je suis potentiellement beau, comme je fais un mètre quatrevingt dix avec des pectoraux énormes, comme j'arrive à satisfaire chacune qui vient dans mon lit. Mais en attendant,je ne suis pas moi.

 

Rien que ce soir, en allant chez l'épicier je suis tombé sur trois saoûls qui causaient que franchement on ferait mieux de pas donner un rond aux chômeurs et que ça les motiverait pour chercher du boulot. Et l'épicier algérien, ou marocain, je sais pas, racontait comment il était obligé de se lever aux commandes du tracteur pour peser assez sur l'embrayage, il avait treize ans. C'était les foins là-bas dans son Maghreb, comme c'était les foins dans mon Forez.

 

On est tombé d'accord tous les deux pour affirmer qu'il valait mieux être aux commandes du terrible engin (je n'ai peur de personne en Massey-Ferguson) que de tirer sur les trapèzes pour monter les bottes à la fourche. On est tombé d'accord pour dire aussi que c'était agréable de partager cette corvée avec les voisins et les amis, et qu'aujourd'hui avec leurs tracteurs qui font tout et leurs énormes bottes de six cents kilos ils doivent bien se faire chier dans leurs champs.

 

Les autres ils disaient toujours que les chômeurs c'était de la crotte et toujours des immigrés. Il s'est pas énervé l'épicier, on a continué à parler des foins et comment c'était bien quand on s'arrêtait pour boire un coup (moi je buvais du vin, à onze ans, du vin, j'étais pas n'importe qui. Lui non.) et comment en rentrant on était assez fatigué pour ne plus rien faire du tout, même pas regarder la télé, en fait lui ça ne l'embétait pas trop parce que la télé au Bled, hein...

 

Ce soir, j'étais pas moi, j'étais pas beau, je faisais pas un mètre quatre vingt dix, mais j'ai trouvé que mon épicier il était sympa, debout sur les pédales du tracteur.  Et les deux autres cons, on les a carrément pas entendu, tout couillons qu'on était à partager des souvenirs qu'on n'avait pas en commun, et même si son Pouilly-Fumé il est pas terrible, j'irai en racheter pour la bonne raison que je suis content que mon épicier ait cessé un instant de dire amen (je sais pas comment on dit en musulman) à toutes les idées reçues qu'on lui impose, tout ça parce que ça aussi, c'est son boulot.

 

J'irais encore lui détourner l'intention.

mardi, 20 décembre 2005

Rolorolorolorolorolorolorolo (ad libitum)

Liste de bétises à ne pas faire les enfants ou alors attendez bien que je sois là s'il vous plaît.

 

 

 

Nous étions bien bien entassés, descendant à vitesse constante dans le ventre du forum des Halles, debout sur le long escalator. Ils étaient bien bien entassés, ceux qui montaient, emmitouflés dans leurs écharpes, prêts à affronter la vivacité de l'air extérieur. Nous nous croisions l'interminable et doux brouhaha des foules abruties par l'ennui quotidien.

 

Soudain nous l'entendîmes et un silence surpris s'éleva tandis que chacun jetait un oeil curieux vers l'origine présumée du bruit. C'était comme un cheval au galop, ou plutôt c'eût été comme un cheval au galop pour peu que cet équidé mesurât vingt centimètres de haut, qu'il fût équipé du huit pattes et courût sur une piste en céramique.

 

Roulant, virant, gyrant et cabriolant, un objet clair et d'apparence oblongue dévalai à grande vitesse et en droite ligne la rigole séparant les deux escalators. Bien qu'il n'en eût pas, le regard de l'objet virevoltant fusillai la piste qu'il débaroulait d'une agressivité évidente.

 

Il me dépassa dans un vrombissement métallique et j'accompagnai du regard cet adepte d'Hermann Maïer pendant les quelques mètres qu'il lui restait à parcourir. Arrivé au terme de la rigole, celle-ci se redressant, l'objet pris son envol pour s'écraser allègrement sur l'étole multicolore d'une dame bien mise qui s'apprêtait à emprunter l'escalier mécanique.

 

En explosant sur le tissu, l'objet révéla sa nature profonde, celle d'un oeuf extrêmement frais, jaune dégoulinant et blanc glaireux, se prélassant avec volupté sur le 100% cachemire de la dame à la limite de l'apoplexie. Voyant l'ire empourprer le visage de cette brave femme, je me dis alors que c'était mal, vraiment mal de laisser rouler des oeufs du haut de l'escalator pour qu'ils s'écrasent sur des innocents. C'était vraiment mal que je me disais. En pleurant de rire que je me le disais.

jeudi, 15 décembre 2005

Les mains dans le cambouis.

Blanc

 

 

 

 

 

 

 

"Je me demande pourquoi rien n'est fait pour assainir l'atmosphère de cette classe."

"Des sanctions ont-elles été prises contre ceux qui gâchent l'année de ma fille ?"

"Monsieur Cohen il me faut absolument aujourd'hui le compte-rendu du conseil d'hier."

"Vous faites pas grand-chose vous autres."

"Tu as lu les rapports pour ce soir ?"

"Je propose l'exclusion définitive."

"Monsieur ma maman elle a pas pu venir à la réunion de lundi, elle veut venir vendredi."

"Moi aussi."

"Moi aussi !"

"Moi aussi !"

"De toute façons vous êtes tout le temps en stage !"

"Monsieur, Florian il m'a mis un coup de pied dans les couilles."

"C'est la prison ici, on a le droit de rien."

"Il a qu'à pas traiter ma mère."

"Ouais ben c'est injuste."

"Qu'est-ce que vous voulez qu'on y fasse ? on est que ses parents !"

"Je propose l'exclusion définitive."

"Si jamais son père sait ça..."

"C'est le prof aussi..."

"Monsieur les grands ils m'ont volé ma trousse et ils jouent au foot avec."

"Monsieur, vous ouvrez l'étude entre midi et deux ?"

"Comment je vais faire mon travail moi ?"

"Je propose l'exclusion définitive."

"Vous pouvez m'expliquer pourquoi il a cette moyenne ?"

"Monsieur pourquoi y a pas étude aujourd'hui ?"

"Monsieur y a club ?"

"Monsieur Cohen j'ai besoin du compte-rendu des conseils de discipline pour demain dernier délai."

"Je propose l'exclusion définitive."

"Monsieur, pour l'arbre généalogique des dieux de l'Olympe, j'ai fait un vrai arbre avec du fil de fer et des petites vignettes à raccrocher aux branches. C'est bien hein?"

Oui Laura, c'est bien. C'est même beau, très beau.

lundi, 12 décembre 2005

Noël, joyeux Noël et bons baisers dans tes fesses.

 

Liste de façons de se tirer d'un mauvais pas entre le 23 et le 26 décembre, jour où un sacripant à choisi de naître pour nous sauver des péchés du monde au lieu de rester chez lui à faire des poutres, mais en même temps ça en a agacé certains alors je vais pas lui jeter la pierre, t'as vu un peu la référence culturelle ?

Chers amis,

 

Les fêtes approchent à grands pas et avec elles le lot habituel d'angoisse et de déprime qu'elles sont censées combattre, l'esprit de Noël vous tombe sur le coin de la figure et du portefeuille, causant pour l'une une bosse et pour l'autre un trou, et rarement l'inverse, il faut bien l'avouer. Vous voici ruiné, fatigué par la folie des grands magasins (t'avais qu'à faire des achats d'étrennes en août aussi) et après de longues négociations familiales obligé de recevoir à la maison votre frère et ses trois insupportables moutards, votre mamie incontinente, maman et son nouveau mec qui est une vraie tête de con, ainsi que votre cousin Maurice, ennuyeux et suicidaire, patate chaude que l'on se refile à chaque Noël. Comment allez vous gérer toute cette gaieté et cette magie qui, il faut bien l'avouer, commence déjà à nous les briser menu ? Préparez coquettement votre petit nid : décorez donc le ficus en prétextant que tuer un arbre ça vous fend le coeur et préparez une jolie crèche avec des Playmobil ce qui vous permettra de vous venger de ces sales morveux en leur claquant la main parce qu'on ne touche pas ! Un conseil, préférez une guirlande électrique qui clignote très vite et pique ainsi les yeux.

 

Prenez le temps de bien de bien répartir vos invités dans les diverses chambres. Laissez la remise, froide et isolée, à votre maman et son nouveau copain parce que "on sait ce que c'est, les amoureux hin hin hin", clignez de l'oeil d'un air complice et égrillard. Quant à votre frère, réservez-lui la petite chambre dans laquelle vous répartirez les différents matelas de façon à ce qu’elle soit quasiment impraticable, cette même chambre qui jouxte celle de mémé dont les ronflements sont légendaires dans toute la commune. Réservez le grenier sombre à votre cousin dépressif. Installez lui un chauffage au gaz.

 

Vient alors le moment du repas de la chaleur familiale retrouvée avec des mets chers (mais finalement bien meilleur marché chez Aldi) où l'on s'en met plein la lampe et pendant lequel je vous conseille d’être fort avisé. Informez vos invités que le foie gras n’est rien d’autre qu’une banale cirrhose ce qui implique qu’on nourrisse les palmipèdes à coup de matraque dans le bec, qu’il est fort opportun que les huîtres n’aient pas de cordes vocales puisqu’on les mange vivantes, qu’il est traditionnel de couper les gonades du chapon d’un coup sec de cutter… Bref soyez encyclopédique et à coup sûr vous devriez manger des restes pendant une quinzaine.

 

Il reste maintenant à bien gâcher le moment le plus féerique de la saison : le déballage des présents. Afin de créer une ambiance appropriée, exigez que l’ensemble de la famille aille communier à la messe de minuit. Mieux : regardez la sur France 3 ! Puis enfin viens l’instant merveilleux de l’étal ostentatoire des cadeaux, où chacun mesure sa popularité au plaisir que lui procurent ses nouvelles acquisitions, ô bonheur d’être aimé.

 

Bien sûr vous offrirez à mémé un soin épilation en institut de beauté, à maman et Julot plaquettes de Viagra et contenants aux formes lubriques parce que « on sait ce que c’est les amoureux, hin hin hin ». Choisissez de beaux livres pour les enfants, je conseille pour celui qui entre en cinquième Métaphysique des mœurs de Kant, ou un recueil de poèmes de Jean Guy Cadou, de la beauté et de l’intelligence, on ne vous le reprochera jamais. Concernant les parents, n’importe quoi fera l’affaire pourvu que cela ait un intime rapport avec leur descendance (« je sais bien que c’est pas toujours facile de s’en sortir avec des gosses. »). Enfin, consolez Maurice devant son étrenne minable en lui expliquant qu’il n’avait pas été prévu n’est-ce pas alors j’ai fait ça en urgence.

 

Quand vous raccompagnerez vos invités, larme à l’œil et mouchoir au vent, dites-vous que c’est gagné, l’année prochaine vous passerez votre Noël tout seul en vous pochetronnant au Meursault, devant un film de fesse si je veux .

 

mercredi, 07 décembre 2005

Et les Shadocks pompaient.

Liste qui ne vous réconcieliera pas avec l'Education Nationale mais ça défoule de temps en temps parce que si je vous disais tout vous seriez horrifié et ça me plomberait le moral parce que des fois la vie c'est pas facile, surtout pour les autres.

 

C'est bien le moment. Fallait y penser avant et puis c'est tout. Venez pas me dire que vous avez pas eu le temps d'aller aux toilettes pendant la récré. Pendant la récré, c'était connerie sur connerie hein ! D'ailleurs c'est toujours le p'tit Lulu qui est dessous dans vos jeux à la con. C'est toujours lui qui se fait tartiner la gueule de décalcomanies. Ca part pas ces merdes. Y gratte y gratte et puis ça fait une croûte. Alors là je dis ça suffit vous serez collés. Et chialez pas. Pourquoi vous chialez ? Quoi votre père va vous battre ? Ca va bien cinq minutes hein cette excuse. C'est pas une excuse ok, mais bon. Faut assumer les conneries. Oui et les bleus aussi. De toute façon...

 

Pourquoi elle renifle elle ? Pourquoi vous reniflez ? Vous avez pas d'amis ? On se moque de vous en disant que vous avez pas d'amis ? Mais on s'en fout. Vous avez des amis quand même. Une ? Elle a fait une tentative de suicide ? Oui, ben bon je suis au courant quand même c'est moi le prof principal je vous rappelle. Regardez Mégane elle a pas d'amis non plus. Est-ce qu'elle se plaint ? Non, elle bosse et puis c'est tout. Pourquoi elle renifle ? Pourquoi vous reniflez Mégane ? Vous avez pas d'amis ? Ben je sais je viens de le dire. On vous appelle la calculette à cause des boutons ?! Bon qui est-ce qui dit ça ? Qui se moque à cause d'un afflux de points noirs sur la figure à Mégane ? Personne bien sûr. Au lieu de rigoler vous feriez mieux de lui offrir une bouteille de Clearasil...

 

Qui a bélé ? Qui a bélé pendant que j'essaie de régler vos problèmes ? Julien ? Non hein. C'est jamais vous. vous savez bêler ? JE VOUS DEMANDE PAS SI VOUS AVEZ BELE, JE VOUS DEMANDE SI VOUS SAVEZ ! Vous savez ? Faites voir ? Deux heures de colle. AHAH. Je vous ai cassé. Quoi c'est injuste ? Je-m'en-fous. Deux heures de colle. Payez-vous un avocat. Ah ben voilà. Bien. Bravo. Je tourne le dos cinq minutes et vous en profitez pour taper votre voisin de derrière. Bien. Bravo. Qu'est-ce que je dis tout le temps ? Qu'est-ce que je dis tout le temps ? Hein ? ON-NE-SE-RETOURNE-PAS.

 

Comment ? Il vous a traité de gros porc sous prétexte que vous faites quatrevingt quinze kilos à douze ans ? Oui d'accord c'est pas bien. Mais prenez sur vous. Faites du sport mon coco. Vous faites du rugby ? Ben passez en seconde ligne pour commencer au lieu de pilier, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est pas moi l'ent... Amélia arrêtez de gigoter en criant. Comment ça votre voisin vous a mis un stylo dans le cul ? Qu'est-ce que ça veut dire ? ON NE DIT PAS "CUL" EN COURS ! Je vais convoquer vos parents moi hein. Et Kévin arrêtez de renifler ce stylo c'est dégoutant.

 

Bon les enfants je crois qu'on s'égare un peu. Restons calme et revenons-en à notre propos. Qui peut me dire comment l'utilisation du champ lexical de la religion permet une double interprétation du personnage du clown ?

(j'ai un peu copié sur Christian, mais il ne m'en voudra pas puisqu'il le fait mieux.)

jeudi, 01 décembre 2005

Stage délégués for ever

Liste qui n’eût du pas exister ou au moins avoir une autre forme si mon serveur n’avait pas la mauvaise habitude de mettre des photos toutes petites et que ça rend le texte sur mon cahier illisible alors que je me suis vachement appliqué à faire des rondes et des déliés, chier merde.

Chaire Mémé Jambon,

Aujourd’hui on est partis en stage commando des fortes têtes délégués comme à la Ferme Célébrités sauf qui y a pas les célébrité ni la ferme mais quand même ces chez les ploucs. Come il y a pas la télévision non plus, on n’a décider de faire les caméras avec le portable de Florian et maime de faire un confécional pour dire du mal du CPE et du prof de francé cette tête de con.

Quant on n’a pris le bus, je m’es placé à côté des chio WC pour lancer des boules puante quand cette tarte de Jennifer elle y ira. En plus on lui à fait croire qu’il lui fallais de l’argent pour payé son lait aux vaches alors que tous le monde ses bien qu’il faut les trayé.

Au gite c’été très bien par se que il y avait des frites à mangé. Et puis le meussieu du gite il nous à donner des calots de cuisine en papier mé on n’a fait sans semblan que c’était des vrai. Moi j’ai marqué Chaudard sur le mien et Yohan c’été Pithiviers et Jimmy le troisième qu’on sé jamais son nom mé c’est pas grave Jimmy il est chiant.

Après on a fais faient une boum et j’ai danser avec Marine et j’ai essayer de la tripoter un peu et j’ai pris une baffe juste au moment ou j’avais le zizi dur. Par contre, le prof de francé il a pas claqué le prof de tekno quand ils ont dansé. On n’a été obliger d’aller ce coucher ce qui fait qu’on sait pas si ils ont bais niq fé l’amour ces pédés bourrés.

Au retour on a bien chanté des chansons rigolotes avec du Q et c’été bien. Vivement qu’on soye délégués de classe de l’année prochaine.

Je vous prie d’agréer Mémé Jambon mes salutations à bisous.

Cohen

PS : J’ai eu la chia diaré à cause des frites et j’en es foutu partout. Le délire.

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