samedi, 30 juillet 2005

Devoirs de vacances.

Premier élément de la liste des lettres du petit Cohen à sa mémé pour les vacances d'été et ce afin d'espérer toucher l'héritage.

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jeudi, 28 juillet 2005

C'est fini ce bordel, oui ?

Liste de réflexions que l'on peut se faire quand on revient de vacances et qu'on allume son ordinateur pour filer sur le blog (mais je vais bientôt aider à ranger le bordel accumulé dans la bagnole, promis.).


Voilà, j'étais parti et je me disais que tous vous alliez m'abondonner. Et puis je reviens, et que constaté-je ? Vous êtes là, fidèles au poste, vous êtes venu voir sur le blog, vous avez participé(Wawa tu peux redonner les réponses si tu les cryptes.). Tout cela malgré mon éloignement. J'ai été ému. Oh. Pas longtemps. Parce que j'ai vu une chose : depuis que je suis parti, les visites sur ce blog ont considérablement augmentées.

Finalement, plus je suis loin, plus j'ai du succès. C'est horrible.

De ce pas je vais m'acheter un bateau.

Le Manureva Deux prendra bientôt la mer.

jeudi, 14 juillet 2005

Ce n'est qu'un au revoir mes frères, ce n'est qu'un au revoir.

Aujourd'hui : pas de liste.

Juste pour dire que je pars en vacances pour quelques jours dans le sud. On va voir le soleil, entendre les cigales, sentir le thym et la lavande... Je me fais chier d'avance. Mais bon, il faut parfois savoir faire des concessions.Heureusement mon hébergereur, grâce à Dieu, a une fonctionnalité qui permet de poster d'avance.

J'ai donc prévu un petit jeu à la con des vacances. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'ai une grande admiration pour Thierry Beccaro. J'aime sa façon de présenter les jeux sur France2 et la classe qu'il a pour arriver à toujours casser l'ambiance, on dirait moi dans une soirée.

Il y a quelques années, il présentait un jeu nommé Dingbats, à base de petites énigmes-rébus (vous connaissez tous celle de : "il manque "ul" dans un coin."). J'explique : vous avez un dessin avec des lettres, et vous devez trouver une expression courante de la langue française.

Voilà, je vous en ai préparé quelques-unes, alors si vous vous ennuyez, viendez donc, c'est tous les deux jours à pertir de demain, aux alentours de midi et demi. Après tout, le boui-boui reste ouvert, y'a juste le patron qui est plus là, et je ne doute pas que l'un ou l'autre prendra soin de faire la poussière et d'astiquer le zinc (hein Ludo ?).

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai un train à prendre. Je reviens dans quinze jours. Portez-vous bien.

mardi, 12 juillet 2005

GROS TAS DE MERDE !

Liste de #¤$%§@&







Le monde est fait de gens divers, s'adonnant à des activités multiples. Il y a les infirmières qui soulagent les douleurs, les pompiers qui mourront s'ils ne sauvent pas, les agriculteurs qui fournissent notre pitance. Certains sont plus connus que d'autres : les artistes qui ravissent nos sens ou notre intellect, les politiques qui ont pour noble mission d'améliorer notre quotidien, les scientifiques dont les inventions nous facilitent la vie, les animateurs télé qui nous distraient. Certains ont plus de moralité que d'autres, d'autres ont plus de courage.

Et puis il y a le minable abruti qui a inventé des trucs du genre "trojandownloader". Le tas de fumier qui m'a si bien infecté mon ordinateur que j'ai mis quatre mois à payer. J'ai l'impression de te voir, tas de pus, derrière ton écran en train de te demander ce que tu pourrais inventer pour faire chier le monde, étron fleuri. Parce qu'il faut pas croire, sac à vomi, mais tes conneries, c'est toujours les mêmes que ça emmerde, bite en pointe. C'est pas tellement les grosses entreprises qui se font du souci, tête de noeud, c'est toujours les minables de mon genre qui n'ont pas sauvegardé ailleurs leur travail de toute une année, trou à foutre. Tout ça pour te dire que oui, elle marche bien ta connerie, coulée de morve, mais à mon avis, c'est pas ça qui va contribuer à faire de toi un être humain aimable.

Gros tas de merde.


¤ Hé, sent-la-pisse, j'y ai passé mon après-midi, mais mon ordinateur il remarche, cul de babouin.¤

lundi, 11 juillet 2005

Pignolades (pagnolades si tu veux) de retour.

Liste des activités qui ont fait de moi l'athlète que je suis aujourd'hui.




¤L’ancêtre est re-assis sur son banc de granit, entouré des enfants assis, coiffés tampax, qui sortent de leur i-pod. Il en est à son cinquième pastis.¤

Le papé : vous savez les enfants, quand j’étais pitchoun, on n’avait pas d’ordinateur pour jouer.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Ouh Papé, t’y avais que des consoles ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : même pas. Les riches, ils avaient une console avec un seul jeu que ça s’appelait Pong.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Con, c’était le Moyen Age de la société des loisirs.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Et wouèï. Mais heureusement j’habitais à la campagne.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : T’y as la cervelle qui fait des nœuds papé. C’est jamais bien d’être un plouc.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : mais si les enfants ! Imaginez de faire du vélo dans les vertes et mamelues montagnes de l’Allier sur des pentes à dix pour cent. Imaginez d’aller en forêt avec votre petit panier sous votre bras pour ramasser quelques délicieux spécimens mycologiques. Imaginez de sortir, armé d’un numéro de La Hulotte ¤Le journal le plus lu dans les terriers, abonnez-vous.¤ et d’une paire de jumelles pour observer la nature, et vous faire caguer sur la tête par un piaf, que même ça sera la seule fois où ça vous fera plaisir…
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Daï, pas mal, et tu faisais ça Papé ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Ah ben non.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants :
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Et wouèï. Tu comprends, tout ça, ça fatigue. Remets-moi un glaçon dans le pastaga.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Et alors tu faisais quoi pour pas te languir ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : J’ai inventé les Jeux Olympiques de Chambre.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Ouh…
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Alors d’abord il y avait l’épreuve de Nique le poupon. Tu prends des feutres et t’y mets des ailettes et puis avec ces sortes de fléchettes, tu tires sur le poupon de ta sœur. Après une volée de trois, tu comptes les points : un point sur le corps, trois points dans la tête et cinq points dans l’œil.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Beuh…
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Et alors ? T’y as jamais arraché les ailes à une mouche, cagade ? Et puis y avait le saut de coussin à pieds joints. Je passais huit coussins, c’était pas mal, mais il fallait être bien dans la ligne de la pile de coussins, sinon le juge annonçait faute, ce couillon.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Le juge ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Eh ben oui, le juge. Dans une compétition, il faut un juge.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Dans une compétition. Couillon, c’est vrai… Mais qu’est-ce tu nous parles de compétition ? Avec qui ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Ca a pas été facile de trouver un adversaire de ma trempe. D’autant qu’aux alentours, il n’y avait pas d’enfants de mon âge. Alors finalement, j’ai fait de la compétition contre moi-même.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Ah…
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : Oui bon. Mais il y avait aussi des épreuves en solitaire.
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le chœur des enfants : Comme … ?
Les cigales : CRiCRiCRiCRi
Le papé : La branlette. Et avec la pratique que j’ai, je t’explose quand tu veux.

samedi, 09 juillet 2005

J'ai deux zamouuuuuuuuuuuurs

Liste de trucs vus dans la capitale de la France du monde.





Aujourd'hui j'ai été à Paris à cause de ma soeur qui déménage. Entendez par là qu'elle ôte ses meubles d'un appartement pour les faire entrer dans un autre, gesticulations d'autant plus vaines qu'en ne faisant rien on obtient environ le même résultat. "On passe du 15° au 19° mais c'est bon le périph' nord est fluide." (aucune idée de la signification de cette phrase : sans doute une injonction pour s'attirer les bonnes grâces des dieux.) Donc j'étais à Paris, la capitale, la ville.

Et alors j'ai vu tout ça :

Rue de Crimée, j'ai vu une dame très digne traverser la rue, un demi à la main, pour rejoindre le bistrot.

J'ai vu un juif orthodoxe à la barbe fleurie se pincer les fesses pour tirer sur son slip coincé dans la raie et curieusement, ça m'a soulagé.

J'ai vu une dizaine de jeunes noirs encapuchonnés dont les yeux disaient qu'ils savaient tout de la vie, et dont l'attitude sous-entendait qu'ils l'avaient appris sur cinq mètres de muret.

J'ai vu des bambins jouer au ping-pong sur une table de béton avec un ballon de football.

J'ai vu une affolée faire un signe de croix à mon passage parce que je transportais des cartons sur un diable.

J'ai vu une ligne de métro extraordinaire qui dessert toutes les grandes gares parisiennes, sauf celle qui m'intéresse.

J'ai vu un couple d'amoureux qui se tenaient la main et c'étaient deux garçons.

J'ai vu que les passagers de ma rame ont changé selon qu'on était à Ourcq ou à Bastille.

J'ai vu une dame qui écrivait un texte à propos d'un cancre et d'un mauvais élève en toutes petites lettres, comme si elle avait honte.

J'ai vu sept fois la femme de ma vie, mais une fois un petit peu plus que les autres.

J'ai vu la station Bastille qui est rigolote parce que le métro y sort de terre.

J'ai vu des gens parlant anglais, parlant allemand et javanais.

J'ai vu une jeune fille qui cachait son visage dans sa main,je ne sais pas pourquoi, elle semblait pourtant jolie.

J'ai vu que le casque de chantier, ça ne m'allait pas du tout.


J'ai vu tout ça.

Ah et puis oui, j'ai vu ma soeur.

Elle va bien, merci.

mercredi, 06 juillet 2005

Non, ce n'était pas le radeau...

Liste d'un tas de trucs qui me revient et c'est tant mieux, c'est les vacances, comme quand on était jeunes.






Le blog m’a indéniablement apporté une chose ou plutôt des choses : pleins de gens que, bien ne les connaissant pas je trouve attachants, touchants, des gens avec qui j’ai envie de parler. Des collègues en fait. Et peut-être que parmi ceux-ci certains resterons après le blog (j’aime l’espérer.), que nous nous verrons, que nous nous reconnaîtrons, que nous deviendrons des amis. Et parmi ceux-ci encore, quelques-uns seront exceptionnellement proches, nous trouverons la moindre occasion pour nous revoir, même éloignés, va savoir. Eux, c’est les copains. Les copains comme on les rêve, comme on les lit chez Jules Romain, les copains partant pour tout pourvu qu’on rie. Les copains.

Autant j’ai des collègues, autant j’ai des amis, autant les copains, ce n’est pas qu’une question d’affinité, c’est aussi de la fidélité. Des amis de trente ans comme dirait notre président, mais plus ami que de trente ans. Je vais m’interrompre une minute, parce que cette note me coûte. J’aimerais dire le même amour à tous ceux que j’apprécie, mais je ne peux décemment pas le dire. Et je déteste aimer untel plus que l’autre : un vieux fond communiste. Donc vous me voyez bien ennuyé. Ici passent des gens que j‘apprécie, des gens que j’aime et je ne parlerai pas d’eux. Je vais parler des copains. Les copains ne passent pas par ici. Les copains n’ont même pas d’ordinateur.

Les copains sont deux.

Il y a dix ans, ils étaient cinq. Ne vous en faites pas, personne n’est mort, juste le temps, l’éloignement sont les juges implacables du compagnonnage véritable. Les copains sont deux. Un gros et un maigre, Laurel et Hardy, Starsky et Hutch, un véritable couple cinématographique. Le gros, c’est Manu, le maigre c’est Pierre.

Le premier est un philosophe reconverti en policier, parce qu’il ne veut pas qu’on l’ennuie dans son boulot, il veut le faire bien, comme il le pense, comme il le conçoit. Le second est un historien reconverti en vigneron et chômeur, plein de projets, plein d’envies, plein de curiosité, et il ne veut pas qu’un patron à la con vienne lui gâcher ses bonnes idées. Le premier est pragmatique et propriétaire. Le second est un itinérant éternel qui saute sur tout ce qui lui plaît.


Quand ils sont ensemble, ils sont capables, les bougres, d’entamer une homérique engueulade sur les bienfaits respectifs du rot et du pet, débats enthousiastes et philosophiques au cours desquels Manu affirme que : « le pet est salvateur car il est spontané, un véritable hymne à la vie. » ce à quoi répond Pierre par un magnifique : « le pet n’est que la manifestation primaire d’un besoin animal, le rot par contre, surtout retenu, est la preuve que l’homme civilisé sait mettre à profit ses instincts. »

Quand il était en seconde, le premier était surnommé le Révérend Père, car il gravait inlassablement des bites sur son bureau en français et laissait des messages orduriers destinés à certaines profs féminines ayant dépassé la date de péremption ( même que c’est moi qui me suis fait engueuler.). Le second répondait au doux nom de Pierrot pour son côté lunaire (des fois on dirait presque qu’il est con.) et sinon de Gros Huit à cause des lunettes.

Le premier nous a invité chez ses parents un week-end où ils étaient partis et avait fait provision de bière. Le second a mis sa bite dans la pâte à crêpes, raison pour laquelle on a tout bu et on n’a rien mangé. Le premier met un casque sur la tête et un caleçon par-dessus son pantalon pour recevoir les gens tant il est timide. Le second les envoie chier tant il est timide.

Ensemble nous avons accompli :
- Un cours de latin bourré où Manu à pissé au fond de la classe.
- Notre première cuite sérieuse en faisant des courses de caisses à savon.
- Un aller-retour Lyon-Marseille, départ deux heures du matin juste parce qu’une bouillabaisse c’est bon.
- Le festival de Saint Amand Roche Savine avec les VRP entre autres.
- Des estafilades semblables sous le menton : Pierre a ouvert Manu d’un coup d’épaule, Manu a ouvert Pierre d’un coup de tête, et moi je me suis ouvert tout seul comme un con.

Je m’arrête ici pour aujourd’hui, mais avouez, comme dirait le petit Nicolas : c’est pas des chouettes copains ça ? Je vous souhaite d’avoir les mêmes, qui vous gueulent dessus quand vous ne donnez pas de nouvelles, qui se moquent un peu quand vous prenez la grosse tête, et puis finalement dans les bras desquels on s’endort parce qu’on a confiance.

Comme m’a dit Pierre un soir : « si tu te réveilles avec une bite dans le cul, tu t’inquiètes pas, c’est la mienne. »

Ca c’est un copain.

lundi, 04 juillet 2005

Safe Walk

Liste d'arguments propres à montrer que j'accepte la supériorité de l'homme sur la femme et donc devrais me taper plein de gonzesses dans pas longtemps (parce que quand on s'humilie, il faut quand même avoir une compensation.)



On reconnaît le niveau de civilisation d’un peuple à la petitesse des instruments qui l’environne. Il suffit pour s’en convaincre de se reporter aux sombres heures de la préhistoire durant lesquelles des sauriens de plusieurs tonnes sillonnaient la terre. On ne peut dénier que l’homme de se temps-là était étonnamment fruste, puisqu’enfin il n’existait même pas. Heureusement à mesure qu’il développait son intelligence, l’homme inventait la miniaturisation, ce qui nous permet aujourd’hui d’élever le lapin plutôt que le diplodocus, ce dont nul ne se plaint hormis les fabricant de cocottes en fonte de plus de trente mètres de diamètre, dont la majorité est au chômage.

C’est d’ailleurs aussi ce qui démontre la supériorité intellectuelle de la femme sur l’homme, fait qui nous échappe au quotidien, mais qu’une analyse poussée nous permet de prouver de façon indéniable. Prenons comme hypothèse de départ que nous soyons en été, une observation primaire permet de constater que chez ces hommes étranges que l’on appelle des femmes, des choses apparaissent en même temps que d’autres disparaissent.

Les seins jusque là camouflés dans l’alpaga laissent soudain éclater leur joie d’être à l’air libre, les pantalons sont mis au rencard au profit d’une jupe courte, voire d’un bermuda élégant, qui vous donne, madame, cet aspect sportif et distingué que Lara Croft elle-même vous envie. Mais baissez les yeux (ça vous fera du bien.) et observez la façon dont se chaussent nos femelles : finies les bottes de cuir, finis les escarpins, finis les godillots, la cheville se découvre soudain dans la ballerine ou la tennis.

Soyons clair aussi : l’été est la saison du pied qui pue. Et alors un paradoxe saute aux yeux des mâles les plus obsédés qui constatent que ces pieds ne sont disgracieusement défigurés par aucune chaussette, et que pourtant il ne semble s’en échapper aucune odeur malséante. La solution à cet épineux problème me fut découverte par une mienne collègue pour laquelle j’eus alors un tel sentiment de gratitude que je lui proposais aussitôt ne plus lui faire la bise jusqu’à la fin de l’année, ce qui eut pour effet d’illuminer son visage d’une joie intense.

Messieurs, entendez et croyez-moi, je l’ai vu de mes yeux, vu, il existe un vêtement à la matière semblable à celle des bas et qui n’enserre que le talon et les doigts de pied, une sorte de préservatif pédestre, invisible à l’œil nu, et qui permet de retenir en ses fibres la sueur odoriférante.

Et là, je dois bien avouer que ces dames ont atteint un degré de raffinement et de technologie supérieur au notre, pauvres hommes, elles qui ont mis au point le mini-string et la nano-socquette.

Vous m’objecterez que certains sportifs utilisent le même type de chaussette.

Certes.

Cela conforte une de mes anciennes croyances.

Les rugbymans et autres musculeux, ils seraient pas un peu pédés ?

samedi, 02 juillet 2005

En passant

Liste juste esquissée par hasard, alors que je n'ai rien à dire mais qu'une phrase m'est revenue en mémoire.




C'est fait. J'en ai fini avec le questionnaire que ce bon Largentula m'a proposé. Je comptais me reposer un peu, parce que la semaine a été chargée en alcool, et puis tiens un truc m'est passé par la tête : c'est quoi ces questionnaires ? Que nous apprennent-ils ? Pourquoi désigner telle personne pour y répondre et pas une autre ? Pourquoi chez eux et pas chez nous ? Ayant menti tout le temps, qu'est-ce que ce questionnaire va donner comme renseignements sur ce que je suis vraiment ? Plein de choses peut-être, rien, des trucs erronés ?

Je me suis rendu compte alors que le blog était un univers de faux-semblants. Mais pas plus qu'ailleurs. Ici, on se dit ce qu'on a envie. On drague un peu les gens qu'on aime lire, on se retrouve, on fait des choses juste pour faire plaisir, on laisse un commentaire minable juste pour dire qu'on était là. Tout comme on fait dans la vraie vie : prendre un café avec untel et apprendre doucement à le découvrir, téléphoner à bidule pour dire que non aujourd'hui on peut pas aller faire du catamaran, aller faire le déménagement de machine l'air enjoué alors que ça pète vraiment les couilles, écrire un mail à chose pour dire qu'on passera sûrement vers chez lui cet été alors qu'on n'en sait rien...

On m'a bien poussé au train pour que je commence à écrire dans cet espace, et j'en suis vraiment redevable au type qui m'a encouragé (et qui continue et que je ne citerai pas parce que ça va permettre à certains de se poser des questions, de faire des hypothèses, voire de se prendre pour Sherlock Holmes, enquétant des heures sur mes notes pour trouver de qui il s'agit alors que c'est tout bêtement Christian. C'était bien la peine de vous donner tout ce mal.). Grâce à lui je découvre des gens, et beaucoup en valent la peine. Quelquefois, cela me terrorise, mais de vous qui passez régulièrement, je me dis :" eux aussi c'est les copains". Et souvent je suis empressé de vous retrouver.

Tout ça pour quoi ? Tout ça pour mes deux vieux copains de la vraie vie de quand les ordinateurs personnels avaient pour nom Apple IIe ou Amiga et où internet était juste un mauvais scénario. Ils ne viennent jamais ici. Ils n'ont pas Internet. Ils n'ont pas d'ordinateur.On s'est connu de proximité. On a aimé les mêmes choses. Sauf les femmes (je signifie par là que nous n'avons pas aimé les mêmes femmes) et les fromages à pâte persillée ( le seul jour où notre amitié a failli tomber en miettes, faudra que je vous raconte). On a aimé un film, un mauvais film, servi par trois acteurs inoubliables, j'ai nommé Noël Noël, Jean Gabin et Pierre Fresnay, dont le scénario est écrit par l'auteur de "La soupe aux choux" et du "Beaujolais nouveau est arrivé", un film dialogué par Audiard à ses débuts (talentueux) un film sur les vieilles amitiés et les vieux cons, sur l'inconscience et l'irrévérence, sur la maison de retraite de Gouillette et dont la réplique-phare est : "On est bien là, les vieux gars, on est comme dans un litre." Un film-culte.

En fait, c'était juste pour ça. Je me demandais simplement si vous aviez des films en commun avec d'autres personnes et des répliques connues par coeur qui finalement ne font rire que vous. Mais bien rire.

Je me demande pourquoi j'ai besoin de prendre tant de précaution pour poser une question idiote aux copains qui passent ici.

Je vais dire que c'est la pudeur.

Ca fait classe.

vendredi, 01 juillet 2005

Un secret.

Fin de liste du questionnaire et c'est tant mieux parce que là je suis dans un état proche de l'auto-destruction.







Maintenant il faut que je partage un secret avec vous. Un secret qui va faire le tour de la blogosphère, un secret qui va faire les choux gras de millions d'internautes (de milliards, vous êtes sûrs ? flatteurs.) Il s'agit de selectionner ce secret avec intelligence et discernement.

Tout d'abord évitons ce qui pourrait attenter à ma liberté. Je ne vous révèlerai donc pas comment à huit ans j'ai volé un crocodile haribo à l'épicerie, ni qu'à seize, franchissant un palier dans ma carrière criminelle, j'ai été le complice d'un vol de steack en supermarché. J'ai réussi à tourner la page, à me sortir de l'infernal engrenage, pardonnez-moi, et faisons silence sur ce passé lourd à porter.

Il faut que j'évite ce qui pourrait nuire à ma carrière au sein de l'Education Nationale. Je vous tairai donc ce vice terrible, incompatible avec l'enseignement : je ne suis pas pédophile. C'est dur, dans un milieu où tout le monde l'est (sauf les alcooliques bien sûr.).

Il y a aussi ce qui ferait honte à ma famille. Je n'ose imaginer la réaction de ma mère si elle apprenait par le biais de ce blog que je me prostitue pour boucler les fins de mois à la buvette de l'Amicale Laïque. Pire encore, il se pourrait que mon père sache que je ne bois pas que du très bon vin, quelle horreur.

Et puis il y a les secrets que d'autres personnes m'ont confié et que je ne peux révéler, sauf à leur nuire. Quelle horreur si l'on apprenait que Largentula est obsédé par les animaux parce que petit il a été recueilli par une horde de poules, que LudovicD sous couvert de provocation est un agent des RG infiltré dans le blogomonde, que Wawa est propre, que Christian n'est pas un prof mais un boulanger schizophrène ayant une forte tendance à métaphoriser sa vie, que STV est un fake qui fait croire qu'il habite dans le sud alors que depuis l'âge de six ans il est enfermé dans une cave à Roubaix, que Folie Privée est la réincarnation de Françoise Dolto, que Mamz'elle n'est plus vraiment une demoiselle, que la marmotte est un bouquetin, que madame princesse est en fait la schtroumfette, que Jeanphi et Domrod sont enregistrés à l'état-civil sous le nom de Dupond et Dupont, que..

Non, foin de ces débalages, il faut respecter la vie privée de chacun, surtout si on peu faire tant de mal. Donc, quel secret puis-je vous offrir en holocauste ? Ah oui, je sais : en fait, je ne suis pas juif.

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