jeudi, 01 décembre 2005
Stage délégués for ever
Liste qui n’eût du pas exister ou au moins avoir une autre forme si mon serveur n’avait pas la mauvaise habitude de mettre des photos toutes petites et que ça rend le texte sur mon cahier illisible alors que je me suis vachement appliqué à faire des rondes et des déliés, chier merde.
Chaire Mémé Jambon,
Aujourd’hui on est partis en stage commando des fortes têtes délégués comme à la Ferme Célébrités sauf qui y a pas les célébrité ni la ferme mais quand même ces chez les ploucs. Come il y a pas la télévision non plus, on n’a décider de faire les caméras avec le portable de Florian et maime de faire un confécional pour dire du mal du CPE et du prof de francé cette tête de con.
Quant on n’a pris le bus, je m’es placé à côté des chio WC pour lancer des boules puante quand cette tarte de Jennifer elle y ira. En plus on lui à fait croire qu’il lui fallais de l’argent pour payé son lait aux vaches alors que tous le monde ses bien qu’il faut les trayé.
Au gite c’été très bien par se que il y avait des frites à mangé. Et puis le meussieu du gite il nous à donner des calots de cuisine en papier mé on n’a fait sans semblan que c’était des vrai. Moi j’ai marqué Chaudard sur le mien et Yohan c’été Pithiviers et Jimmy le troisième qu’on sé jamais son nom mé c’est pas grave Jimmy il est chiant.
Après on a fais faient une boum et j’ai danser avec Marine et j’ai essayer de la tripoter un peu et j’ai pris une baffe juste au moment ou j’avais le zizi dur. Par contre, le prof de francé il a pas claqué le prof de tekno quand ils ont dansé. On n’a été obliger d’aller ce coucher ce qui fait qu’on sait pas si ils ont bais niq fé l’amour ces pédés bourrés.
Au retour on a bien chanté des chansons rigolotes avec du Q et c’été bien. Vivement qu’on soye délégués de classe de l’année prochaine.
Je vous prie d’agréer Mémé Jambon mes salutations à bisous.
Cohen
PS : J’ai eu la chia diaré à cause des frites et j’en es foutu partout. Le délire.
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lundi, 05 septembre 2005
Non se ritornera piu.

Listes de couverts à ne pas oublier (jamais).
J’avais un chat sur ma fourchette, un éléphant sur ma cuillère.
On mangeait autour de la grande table, aujourd’hui mienne, jadis celle du bistrot des grands-parents, toujours groupés du même côté. Les chaises, couleur acajou, étaient simples et solides.
Et j’avais un chat sur ma fourchette, un éléphant sur ma cuillère.
Du début de l’été jusqu’à la fin de l’automne, nous mangions les plats du jardin : les haricots cuits croquants avec une noisette de beurre qui n’avait pas fini de fondre, un gratin de courgettes sans sauce sans fromage, une moulinée de légumes que j’avalais à contrecœur parce que j’étais trop jeune pour savoir que c’était bon.
Et j’avais un chat sur ma fourchette, un éléphant sur ma cuillère.
Aux week-ends, sur la table se succédaient les repas festifs récurrents. La crème était brune que l’on servait sur les escalopes. La blanquette méritait son nom et fondait dans la bouche. C’était souvent du veau, je ne sais pas bien pourquoi.
Et j’avais un chat sur ma fourchette, un éléphant sur ma cuillère.
Et puis il y avait les rares jours où je m’improvisais chef de cuisine. Sans hésitation, je peux citer le menu : un lapin à la moutarde et un marbré au chocolat. Je n’étais pas encore bon cuisinier.
Même avec un chat sur ma fourchette, un éléphant sur ma cuillère.
Aujourd’hui je mange encore les plats du jardin, sur la même table et du même côté, mon goût s’est affiné et on me dit que je prépare bien la cuisine. N’empêche. Les haricots ne sont jamais aussi croquants, et la crème n’est jamais aussi brune. Va savoir pourquoi.
Peut-être juste parce que je n’ai plus de chat sur ma fourchette, ou d’éléphant sur ma cuillère.
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mercredi, 03 août 2005
Devoirs de vacances (III)
Tierce (enfin tierce maintenant parce qu'auparavant c'était à nouveau la deuxième que j'avais appelé première et que j'avais remis par erreur et qui aurait bien pu rester indéfiniment si une charmante jeune femme ne me l'avait fait remarquer avec tact et ce nonobstant une santé défaillante, quel courage et merci Epsilon) élément de la liste des lettres du petit Cohen à sa mémé pour les vacances d'été et ce afin d'espérer toucher l'héritage.


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lundi, 01 août 2005
Devoirs de vacances (II)
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samedi, 30 juillet 2005
Devoirs de vacances.
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mercredi, 06 juillet 2005
Non, ce n'était pas le radeau...
Liste d'un tas de trucs qui me revient et c'est tant mieux, c'est les vacances, comme quand on était jeunes.
Le blog m’a indéniablement apporté une chose ou plutôt des choses : pleins de gens que, bien ne les connaissant pas je trouve attachants, touchants, des gens avec qui j’ai envie de parler. Des collègues en fait. Et peut-être que parmi ceux-ci certains resterons après le blog (j’aime l’espérer.), que nous nous verrons, que nous nous reconnaîtrons, que nous deviendrons des amis. Et parmi ceux-ci encore, quelques-uns seront exceptionnellement proches, nous trouverons la moindre occasion pour nous revoir, même éloignés, va savoir. Eux, c’est les copains. Les copains comme on les rêve, comme on les lit chez Jules Romain, les copains partant pour tout pourvu qu’on rie. Les copains.
Autant j’ai des collègues, autant j’ai des amis, autant les copains, ce n’est pas qu’une question d’affinité, c’est aussi de la fidélité. Des amis de trente ans comme dirait notre président, mais plus ami que de trente ans. Je vais m’interrompre une minute, parce que cette note me coûte. J’aimerais dire le même amour à tous ceux que j’apprécie, mais je ne peux décemment pas le dire. Et je déteste aimer untel plus que l’autre : un vieux fond communiste. Donc vous me voyez bien ennuyé. Ici passent des gens que j‘apprécie, des gens que j’aime et je ne parlerai pas d’eux. Je vais parler des copains. Les copains ne passent pas par ici. Les copains n’ont même pas d’ordinateur.
Les copains sont deux.
Il y a dix ans, ils étaient cinq. Ne vous en faites pas, personne n’est mort, juste le temps, l’éloignement sont les juges implacables du compagnonnage véritable. Les copains sont deux. Un gros et un maigre, Laurel et Hardy, Starsky et Hutch, un véritable couple cinématographique. Le gros, c’est Manu, le maigre c’est Pierre.
Le premier est un philosophe reconverti en policier, parce qu’il ne veut pas qu’on l’ennuie dans son boulot, il veut le faire bien, comme il le pense, comme il le conçoit. Le second est un historien reconverti en vigneron et chômeur, plein de projets, plein d’envies, plein de curiosité, et il ne veut pas qu’un patron à la con vienne lui gâcher ses bonnes idées. Le premier est pragmatique et propriétaire. Le second est un itinérant éternel qui saute sur tout ce qui lui plaît.
Quand ils sont ensemble, ils sont capables, les bougres, d’entamer une homérique engueulade sur les bienfaits respectifs du rot et du pet, débats enthousiastes et philosophiques au cours desquels Manu affirme que : « le pet est salvateur car il est spontané, un véritable hymne à la vie. » ce à quoi répond Pierre par un magnifique : « le pet n’est que la manifestation primaire d’un besoin animal, le rot par contre, surtout retenu, est la preuve que l’homme civilisé sait mettre à profit ses instincts. »
Quand il était en seconde, le premier était surnommé le Révérend Père, car il gravait inlassablement des bites sur son bureau en français et laissait des messages orduriers destinés à certaines profs féminines ayant dépassé la date de péremption ( même que c’est moi qui me suis fait engueuler.). Le second répondait au doux nom de Pierrot pour son côté lunaire (des fois on dirait presque qu’il est con.) et sinon de Gros Huit à cause des lunettes.
Le premier nous a invité chez ses parents un week-end où ils étaient partis et avait fait provision de bière. Le second a mis sa bite dans la pâte à crêpes, raison pour laquelle on a tout bu et on n’a rien mangé. Le premier met un casque sur la tête et un caleçon par-dessus son pantalon pour recevoir les gens tant il est timide. Le second les envoie chier tant il est timide.
Ensemble nous avons accompli :
- Un cours de latin bourré où Manu à pissé au fond de la classe.
- Notre première cuite sérieuse en faisant des courses de caisses à savon.
- Un aller-retour Lyon-Marseille, départ deux heures du matin juste parce qu’une bouillabaisse c’est bon.
- Le festival de Saint Amand Roche Savine avec les VRP entre autres.
- Des estafilades semblables sous le menton : Pierre a ouvert Manu d’un coup d’épaule, Manu a ouvert Pierre d’un coup de tête, et moi je me suis ouvert tout seul comme un con.
Je m’arrête ici pour aujourd’hui, mais avouez, comme dirait le petit Nicolas : c’est pas des chouettes copains ça ? Je vous souhaite d’avoir les mêmes, qui vous gueulent dessus quand vous ne donnez pas de nouvelles, qui se moquent un peu quand vous prenez la grosse tête, et puis finalement dans les bras desquels on s’endort parce qu’on a confiance.
Comme m’a dit Pierre un soir : « si tu te réveilles avec une bite dans le cul, tu t’inquiètes pas, c’est la mienne. »
Ca c’est un copain.
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jeudi, 30 juin 2005
Dessine-moi un mouton
Bien. Pour cette épreuve, c'est assez simple, je peux vous faire ça :

Ou alors on est un peu plus sérieux. On s'inspire d'un modèle représentatif et naturel.
On étudie l'anatomie dudit animal avec précision, afin de tout connaître de ses secrets.
On s'applique bien, avec les instruments adéquats et hop.
10:05 Publié dans P'tit con. | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note
jeudi, 23 juin 2005
Vive les vacances, à bas les pénitences.
Liste des derniers trucs à faire avant de mettre la clé sous la porte.
Il fallait qu'un jour cela arrive. C'était aujourd'hui. A cinq heures de l'aprés-midi, j'ai pris la tête d'une colonne parfaite formée par le dernier carré des troisième à qui j'ai enseigné cette année. Métaphoriquement, je les ai mené jusqu'au brevet. Nous avons dans une dignité parfaite (à part Pauline qui disait à Alexandre d'arrêter de lui toucher le cul.) visité une dernière fois de long en large l'établissement où nous avons travaillé.
Pendant cette randonnée d'adieu, j'ai ressenti plusieurs pincements au coeur : la fierté d'avoir redonné confiance et goût au travail à Joey, la désillusion de m'être fait un quasi ennemi de Farid, la joie de m'être réconcilié avec Riselaine qui ne me supportait pas en cinquième (et c'était réciproque.), le contentement de savoir que l'année prochaine ils partent tous là où ils ont souhaité, le déception de n'avoir pas toujours été aussi passionnant que je le voulais.
Enfin, nous nous sommes arrêtés devant la baie vitrée de l'entrée pour attendre la dernière sonnerie. Je leur ai dit combien j'avais apprécié leur présence, je leur ai souhaité tout le bonheur du monde en chantant, et je leur ai recommandé de bien faire attention dehors parce qu'il y avait tout plein de trucs durs et dangereux dans la vraie vie.
La sonnerie a retentit et Romain m'a mis un bon coup de latte dans les joyeuses, histoire de me montrer qu'il y avait des trucs dangereux dans la vie qu'ils vivaient aussi. La larme à l'oeil je les ai regardés partir sous l'orage naissant. Ils étaient heureux. Aucun ne s'est retourné une dernière fois, avides qu'ils sont de ce qu'il y a devant eux.
P'tits cons.
20:11 Publié dans P'tit con. | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
vendredi, 03 juin 2005
Voyage pluvieux, voyage merdeux.
21:38 Publié dans P'tit con. | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
lundi, 25 avril 2005
Nostalgie calorique.
Le menu est une liste comme les autres.
J’ai peu de véritables souvenirs d’enfance, j’entends par là d’anecdotes, d’histoires suivies que l’on peut raconter au coin du feu en tenant en haleine un auditoire. Mon enfance est faite d’images fugaces dont j’ai du mal à expliquer pourquoi elles encombrent ma mémoire, soit d’une sorte de fond lumineux vague fait d’actions habituelles et répétées. Une brume que je me plais souvent à découper avec mon grand couteau à se rappeler.
Un pan non négligeable de cette brume a la silhouette d’une dame d’un âge maintenant fort vénérable, et que j’appelais Tatan bien qu’elle ne fût que ma nounou. C’est elle qui nous accueillait, ma sœur et moi, certains soirs où mes parents décidaient de sortir à la ville. C’était une maison au village, la maison du boucher, que nous appelions forcément Tonton.
Hé bien croyez-moi ou allez vous faire cuire un œuf, mais les réminiscences de ces soirs-là ne me rappellent que peu de sentiments, mais énormément de goûts et d’odeurs. En fait, j’ai des souvenirs de Grande Bouffe, d’une enfance calorique en diable. Et sans plus tarder, je vous fais passer le menu :
Entrée : assiette de charcuterie.
Donc, pour faire un bon saucisson il faut du maigre de cochon, du gras de cochon, du sel et du poivre bien pesés et une après-midi pluvieuse. S’il fait beau, on a autre chose à faire que de regarder pousser les saucissons, l’appel du vélo est le plus puissant d’ailleurs je soupçonne Tonton de choisir ces après-midi juste pour me montrer. Ca n’est pas grave parce qu’à l’intérieur, devant la malaxeuse (« T’approche pas malheureux, ça va t'arracher le nez ! ») il fait bon et ça embaume la viande fraîche, et puis quand Tonton souffle dans les boyaux pour les détendre, ça fait comme une langue de belle-mère. C’est la fête.
Plat principal : soupe de légumes et son morceau de lard cuit.
Par contre, je n’ai aucun souvenir de ce que nous prenions au petit déjeuner, du pain et du beurre ? Du chocolat au lait ? Je ne sais pas, tout ce dont je me rappelle c’est que Tonton qui s’est levé très tôt prend en même temps son encas et que ça me fait vraiment envie, ce morceau de lard bien gras qu’il trempe dans la moulinée de légumes. Pas question d’y toucher, mais tout cela nous rend le lever confortable.
Dessert : pain d’épices.
Va savoir pourquoi, l’après midi est toujours ensoleillé, c’est ballot parce que le quatre heures, ça se mange exclusivement sur la grande table qui occupe presque tout le salon. En relevant la nappe, on grignote sur le bulltex. Comme je suis un peu goulu, j’engouffre plus que je ne mange et quand un morceau trop gros coince, j’avale un verre de limonade. Ca pique le nez.
Et puis voilà, pas de café, pas d’addition, juste un gant de toilette, un coup d’eau de Cologne sur la figure et zou : fais un bisou, va à l’école, sois sage et travaille bien.
Attends !
Reviens-là : t’es encore sorti en pantoufles.
20:25 Publié dans P'tit con. | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note





