vendredi, 15 mai 2009
PAF
Liste exceptionnelle et quasiment stalinienne, voire staliniste pour peu que le mot existât (voilà j'ai mis un subjonctif imparfait), de trucs dont je me serais souvenu de la description que j'avais prévu pour peu que j'eusse évité de digressé mais c'est tant pis pour ma gueule.
Alors voilà tu te crois de gauche et tout, solidarité avec les travailleurs, j'ai de la compassion, gnagnagna. Et ça te tombe direct dans la gueule, sale con, tu t'es pris pour plus gros que tu n'es. Rectification, tu t'es pris pour plus gros. Point. Tu es là face à une audience, et tu pérores, tu pérores, tu en sais des choses, des définitives. Ton speech, tu l'as travaillé avec acharnement; Et tu le fais. Comme d'habitude il t'échappe un peu, notamment à caus edu connard là dans le coin qui n'est pas convaincu du tout par ce que tu dis.
Parce que c'est ça qui est chiant quand tu penses que tu sais tout, c'est qu'il y a toujours un connard qui contre argumente et en plus SON PUTAIN DE DISCOURS TIENT LA ROUTE. Salaud va. Mine que rien et cahin caha tu vas jusqu'au bout. Et ce connard vient te aprler à la fin de la journée et il critique ta façon de faire. Et voici l'acmée de l'impudence : il se permet d'avoir raison. Alors que toi tu es formateur et lui stagiaire.
Pourtant durant ce même stage un autre stagiaire t'avait glissé : "oui, mais toi tu as l'oeil expert." Bien sûr bon con, tu réponds que non pas du tout, tu t'es fait tout seul (c'est pas faux en même temps), chacun peut en faire autant. Une réponse très jolie, très démagogique, tu en mouillerais presque ton calfouette, tellement tu es modeste et tout et tout.
Et paf l'autre connard vient te mettre le nez dans ton caca en te disant que ce que tu as fait c'était un peu fouillis, un peu trop, pas assez accessible, comme ces restaurants où on te sert de la mauvaise bouffe, mais où, pour rattraper la chose, on t'en sert beaucoup. Bref, moi qui croyais avoir mis au point un travail utile, je me trouve avec un monceau de conneries et tout à refaire pour l'année prochaine. et un gros doute sur mes compétences.
Alors je dis merci au connard. Parce que sans lui, j'étais sur le point de devenir sûr de moi et de ce que je fais. Bref, de devenir vieux.
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mardi, 05 mai 2009
L'hypothèse : sa vie, son oeuvre.

Liste assez exaspérantes de mots permettant d'appréhender en toute tranquilité la notion d'hypothèse dans le but singulier d'arriver à imaginer un monde dans lequel les enfants seraient livrés à eux-mêmes dans la mesure où l'école ne serait qu'une aimable fadaise, hypothèse heureusement ridicule sauf dans quelques pays dont on se fout absolument dans la mesure où ce ne sont pas des gens comme nous.
Euclide était un grand mathématicien de l'antiquité grecque. Comme vous le savez déjà, on nomme euclidienne la division que l'on utilise couramment, et de même, en son honneur on parle d'espace euclidien pour désigner l'espace à trois dimensions que nous percevons. Je tiens à vous faire remarquer cette subtilité qui consiste à utiliser le verbe "percevoir" qui implique notre subjectivité et donc laisse entendre qu'il existe une autre vérité que celle-ci.
La question qui bien sûr vous taraude maintenant, si si ne niez pas, est la suivante : "existe-t-il des espaces non-euclidiens ?" Et bien oui, ou pas, il en existe peut-être. On les a en tout cas envisagés. Un espace non-euclidien peut-être grosso modo décrit comme un espace euclidien qu'on aurait déformé, et dans lequel on peut rencontrer les plus étranges, les plus improbables monstres géométriques dont vous puissiez rêver. Et si vous n'avez encore jamais rêvé de monstres géométriques, ça commencera peut-être ce soir.
Par exemple, prenez une feuille. Prenez une feuille, j'insiste. Pas deux non plus, bande de gourmands. Sauf si c'est pour passer au voisin. Sur cette feuille tracez une droite partant de la moitié d'un côté et se finissant à la moitié d'un côté adjacent. Quelle figure obtenez-vous ? Une droite. Et le "c'est complètement con" vous pouvez le garder pour vous. Mais maintenant enroulez cette feuille sur votre doigt en formant un cône, la pointe du cône étant la pointe comprise entre les deux côtés limitant le segment. Formez ce cône jusqu'à ce que la ligne tracée se recoupe elle-même, que constatez-vous ?
Eh oui, c'est miraculeux : vous venez de former une figure géométrique qui n'a qu'un angle et une ligne droite ! Ceci est totalement impossible dans notre univers euclidien, vous êtes donc parti avec votre bout de doigt dans un autre univers dont vous ne supposiez même pas l'existence. Eh bien de telles constructions qui n'existent pas, c'est l'incarnation mathématique de la relation logique que nous nommerons HY-PO-THE-SE. L'hypothèse peut mener aux plus chimériques conclusions dans la mesure où nous sommes dans une dimension non-euclidienne de la pensée, une dimension qui s'affranchit de l'ici et du maintenant pour envisager le possible et le probable.
Cette hypothèse d'ailleurs va nous poser un problème de pantalon, et d'un pantalon bien précis : celui du temps. Le pantalon du temps naît à chaque fois qu'une hypothèse se pose sous la forme d'un choix. Il nous faut abandonner une jambe du pantalon pour suivre l'autre. LA VIE EST UNE INFINIE SUCCESSION DE PANTALONS TEMPORELS. Et autant nous pouvons affirmer ce qui s'est passé dans une jambe,,celle où nous sommes, raison pour laquelle nous utiliserons pour le raconter le mode... indicatif, autant la jambe que nous avons abandonnée ne peut-être envisagée que comme une probabilité, ce pourquoi nous longerons cette jambe grâce au mode ...conditionnel.
Ceci posé, nous allons nous égarer ensemble dans les dimensions non-euclidiennes de la pensée par l'entremise de cette citation du chanteur mort Joe Dassin qui affirmait : "Et si tu n'existais pas, dis-moi pour quoi j'existerais ?" , interrogation sublime qui affirme la présence de l'être aimé en envisageant son absence dans une autre jambe de pantalon et décrivant par là même l'implacable fatalité de l'amour qui l'assaille. De même nous envisagerons cette hypothèse "Et si l'école n'existais pas,...". Hypothèse qui mène à une série de jambes dont vous m'expliquerez par le menu le contenu en utilisant des liens logiques de conséquences explicites.
Attention, j'attends de vous un travail d'une rigueur et d'une logique qui n'auront d'égale que la mienne au cours de l'introït que je viens de faire. Je vous remercie.
*Et à ce moment-là Maxime eut la mauvaise idée de me demander de répéter.*
20:43 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mardi, 07 avril 2009
Le pragmatisme, je l'encule.
La bourgeoise était embourgeoisée, c'est bien la moindre des choses pour une bourgeoise : le jean ne faisait pas vulgaire sur son joli cul qui devait la suivre depuis une cinquantaine, fuck-me boots mais strictes quand même aux pieds, large décolleté qui ne montrait rien tout en faisant envie, énorme bagouze en plastique, pièce unique. La bourgeoise était embourgeoisée.
Elle était venue nous porter la parole ministérielle dans notre cambrousse. Elle me donna du "Monsieur le Principal Adjoint" auquel je dus rétorquer qu'à mon grand regret je m'étais juste acheté une cravate. C'est comme ça dans la cambrousse ou dans les métiers de gauchistes : tu t'habilles bien, tu prends du galon, n'est-ce pas ? Je l'ai su d'emblée que nous étions partis sur de mauvaises bases. A priori j'étais très content de la rencontrer avec quelques collègues, cette dame déléguée à la culture au rectorat, parce que moi la culture j'aime bien.
Parfois mes élèves me demandent à quoi elle sert, cette bon dieu de culture. J'ai deux réponses : "elle ne sert à rien, comme à peu près tout." ou "elle sert à être moins con." Et dieu sait qu'ils en ont besoin mes choupinets, plantés dans leur brousse, à trente kilomètres du premier cinéma (deux salles : l'une qui passe le dernier Pixar et l'autre un blockbuster), du premier musée, soixante du moindre théâtre.
Donc quand une dame se pointe avec un joli cul, un décolleté et qu'elle me dit "je vais vous donner les moyens d'enseigner tout en cultivant", je dis banco, j'écoute, je prends des notes, appliqué et tout, si jamais une idée me traverse la tête je la calepine derechef et je ne coupe pas la parole, je fais tout bien.
Notre porte-voix ministériel nous annonce donc que la culture est devenu grâce au gouvernement (si si) un axe majeur de l'enseignement, qu'il faut en faire sur une grande échelle, de façon à impliquer tous et chacun des élèves de l'établissement, que cette politique culturelle inhérente au-dit établissement ne peut puiser ses sources que dans une réflexion et dans l'émergence d'un axe fort et personnalisé au niveau du projet. Je reste très poli, même si ce genre de discours sent le management plus que la pédagogie.
Bref, passe une heure d'axes, de transversalité, d'émergences, de plannings divers (pas les business mais pas loin), d'idées lancées à hue et à dia quand nous en arrivons aux questions. Ca tombe bien je suis là pour avoir des réponses. Je lève la main, et comme je suis le seul à mettre une cravate j'ai la parole en premier. J'explique que j'enseigne le cinéma dans mon coin à certains élèves, que j'aimerais élargir cette pratique et j'interroge, pour le coup fort terre-à-terre.
- J'aurais besoin d'un caméscope, un pied, un micro, un ordinateur pour le montage. Le tout se monte à la somme d'environ 2000 euros ( je suis raisonnable hein ?). Où puis-je m'adresser pour les obtenir ?
Réponse : "faites appel aux collectivités locales." Bonnes gens si vous vous demandez pourquoi vos impôts locaux augmentent...
Mais ce qui m'a le plus choqué fut la réponse à la question suivante :
- J'aimerais pouvoir débloquer des moyens horaires pour enseigner à des élèves volontaires d'une classe de troisième la production d'images cinématographiques, depuis la rédaction du scénario jusqu'à la production d'un film. Comment puis-je faire ?
Réponse :
- Vous n'aurez aucun moyen supplémentaire officiellement, mais je vous conseille de vous faire banaliser une après-midi de votre emploi du temps, et de faire de même pour les élèves concernés et ensuite de faire passer cela dans les heures AE (assitance éducative), personne ne viendra contrôler ce que vous venez faire.
Elle avait dit : "je vous le dis, mais en fait vous n'avez rien entendu." C'est un discours qui me les brise depuis bien trop longtemps. Et je vous donne mes conclusions :
- Les heures d'assistance éducative, mises en place en grande pompes pour venir en aide aux élèves ne sont en fait que des heures pour profs branleurs si ces derniers en ont envie : on ne vient pas contrôler. Take the money and run, le nouveau leitmotiv de votre bien-aimée Education Nationale. (D'ailleurs un collègue à créé spécialement pour ces heures un club où il n'y a ... personne, mais il est payé.)
- Pour ceux qui voudraient faire les choses bien comme il faut, genre dire, moi je prends pas une classe mais dix élèves pour faire une activité culturelle intéressante, je voudrais bien une aide s'il vous plaît : vous êtes des cons. Il faut tricher, prendre l'argent où il est, être PRAG-MA-TIQUE. On nous donne. Pas ce qu'on veut, pas ce qu'il faudrait, à nous de nous arranger avec la vérité pour récupérer ce dont on a besoin.
- Pour ceux qui voudraient que les gamins arrivent à engranger un minimum de vertu (putain un gros mot), vous êtes vraiment les rois des cons. Aujourd'hui la réussite sociale consiste à savoir comment détourner les différentes mannes que l'on vous propose, et notamment la manne publique, la plus simple à détourner, celle qui vous fera faire le moins de cauchemars, elle est si diluée que l'on ne trouvera jamais de responsable.
J'ai l'impression de vivre dans un système pervers où on vous dit : "vendez-moi bien ce machin, même si c'est une merde." ou encore pire "Soyez dans l'air du temps". Et donc où je deviens un produit.
16:52 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 28 mars 2009
Musique.
Voilà, j'ai trouvé ça, c'est pas tout neuf, mais je trouve que c'est pas mal.
23:47 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 04 janvier 2009
Bons voeux

Permettez qu'en cette nouvelle année, je vous présente mes meilleurs voeux comme il est de tradition.
Bonne année 2009 à tous et surtout joyeuse crise.
(Quant à expliquer les différentes photos, je vous en laisse le soin.)
18:39 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 21 décembre 2008
Des nuits de folie.
Des fois j'ai des soirées tard le soir. Des soirées qui durent jusqu'à au moins deux grammes d'alcool dans le sang. Mais ça ne pose pas de problème, je ne suis jamais soûl ailleurs qu'à la maison, ça me foutrait trop la honte ou alors chez des copains, mais j'ai pas d'amis donc en fait je ne suis pas un danger sur la route. Voilà j'ai justifié. Et les mecs de la ligue contre la violence routière qui me regardent avec un oeil torve tandis que je ramène à la maison l'apéro du vendredi (du jeudi ou du mardi, voire du lundi) sont des cons.
Bien j'ai des soirées avec comme ami intime un peu d'alcool. Des fois avec trop d'amis parce que je suis en train de travailler. De jouer.De glander sur internet, d'accord. Et donc l'autre jour c'était un jour con comme ça, avec un copain qui vient prendre l'apéro, même que j'ai acheté du super bon whisky, parce qu'iul aime le whisky, moi j'aime pas le whisky, ça m'arrache trop la gorge, et d'ailleurs j'ai bien vu, le copain il faisait la grimace à chaque fois qu'il buvait un coup, mais il disait "oulàlà c'est bon , c'est quoi ?", j'ai dit la marque, je la dis pas là parce que j'en ai plein le cul des marques qu'on a le droit de citer quand c'est bon, et qui font des procès quand ils font de la merde, et il a dit "ah oui d'accord". C'était du bon whisky.
En même temps j'étais pas trop étonné vu que même si je n'aime pas le whisky, mon papa aime beaucoup et il a une collection, d'autant qu'avec son estomac qui saigne, il peut pas trop en boire, alors les Cardhu, les Knockando et tous les autres très bons whiskys (de grande surface, je t'emmerde espèce de riche), ça me connaît vu que ça fait des cadeaux de Noël qui font plaisir. Et donc j'achète du bon whisky et 'ai bu un peu du whisky. Sans de l'eau.
J'ai ronflé toute la nuit et Val elle m'a pas réveillé parce que je dormais trop bien cette conne. Je dis cette conne, c'est surtout pour elle, parce que, lecteur du beau sexe , quand ton mari ronfle, il faut y mettre un pain dans la gueule et le faire dormir sur le canapé pour qu'il comprenne la vie. Voilà, c'était un "conne" de solidarité finalement très tendre Et donc j'ai ronflé comme un porc, même que les avions passent plus au-dessus de la maison, ils ont l'impression que c'est un gros porteur qui leur fonce dans le cul, je dis le cul pour les statistiques, et je dis ça pour faire mon cynique du net, parce que c'est à la mode, c'est un truc d'adolescent.
Voilà l'histoire, j'ai ronflé, tu t'en fous. Mais n'empêche que c'est pas toi qui dégueule le matin en te rinçant les dents à cause que quand tu te penches en avant ta glotte a tellement grossie à cause des ronflements qu'elle te tombe dans la bouche et TU LA BOUFFES PRESQUE, et ça fait peur et tu te sens une sous-merde parce que tu es sûr que toi seul a une glotte qui vient dans la bouche quand tu es soûl. Et tu n'iras pas voir le médecin parce que c'est des gens qui te rendent malades.
10:33 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 19 novembre 2008
Un bon dimanche doit être raté.
Je suis un jeune minotaure. Ne venez pas me demander pourquoi, je n'en sais rien, c'est le poète qui l'a dit, et le poète a toujours raison comme disait Ferrat en chantant sa fameuse chanson dont les vers étaient d'un style plus proche du tract cgtiste que du pantoum baudelairien si l'on veut bien se souvenir du sublimissime " votre lutte à tous les niveaux " du refrain et voyez-vous je suis assez content de dire du mal de cet affreux jojo qui sous des couverts d'artiste engagé à gauche met en demeure les sites internet de ne pas publier ses textes à la con (y compris ceux d'Aragon qu'il a pompé connard). C'est une introduction longue certes mais qui aura eut l'avantage de découvrir la face cachée de cet hypocrite. Franchement je ne m'attendais pas à ce que ce billet prenne cette tournure. Peut-être aurait-il mieux valu que je commençasse par un autre biais que le poète californien le récit épique dont je vous voulais les récipiendaires, veuillez agréer, etc..etc...
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
On aurait pu payer deux cafés avec ma mandoline électrique, d'ailleurs le serveur était d'accord. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'alors la romantique sérénade que je chantai à mon amie en plein mitan du jardin des Tuileries eût eu (ouais) à la fois moins de pertinence et d'harmonie, attendu que, chantant comme une casserole, j'ai réussi à apprendre le seul instrument dont le son ressemble à celui d'une casserole dans lequel on fait tomber un roulement à billes. La sérénade nécessite un instrument et une chanson douce, légèrement mélancolique du type "petit chat écrasé / Qui gît sur la chaussée/ Petit chat tout plat / Petit chat tout mort" qui mêle des éléments bucoliques (le chat) et un peu de gravité (comment avoir à nouveau un goudron bien propre), le tout en hexasyllabes libres. NB : vous pouvez copier, moi je partage, je ne suis pas comme certains hypocrites qui, non contents de menacer de poursuites judiciaires des internautes relativement innocents, ne font rien qu'à parasiter les textes pleins d'allants des bloggueurs qui aimeraient bien raconter leur dimanche, merde.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Savez-vous bien, chers lecteurs, que sur la longueur de la rue de la Faisanderie (16° arrondissement de la capitale) vous pouvez trouver : un musée de la contrefaçon, douze Mini Cooper, dix Fiat 500 et onze Smart ? Mais aucun bistrot. Pas un rade, pas une brasserie, pas un resto, pas même un kebab. La zone. C'est la raison pour laquelle je vous conseille, pour le cas où vous mourriez de faim, d'éviter absolument de descendre à la station Porte Dauphine en vous disant "on va bien trouver un troquet" à moins que vous ayez un solide entraînement de course de fond. Les heureux possesseurs d'une mandoline électrique et sa housse éviteront ce type de délpacement s'ils ne veulent se retrouver heureux possesseurs d'une mandoline, de sa housse et d'un tennis-elbow (quoi que cela veuille dire). Au bout d'une pérégrination d'une bonne heure, ma compagnonne (oui je sais, mais cela la désigne bien) commença à vouloir me frapper à coup de plans de Paris, et je remerciai le Ciel de l'avoir oublié. En effet, s'il y a une chose plus rare qu'un bistrot dans le 16°, c'est une bouche de métro. Huit ans plus tard (l'hyperbole est légère) nous pûmes enfin reprendre la route de la civilisation, ravis à l'idée des frites grasses qui nous attendaient. Car j'aime ça les frites ; j'aime tant ça qu'il fut un temps d'innocence où je croyais que la chanson de Ferrat l'Afrique s'intitulait en fait "les frites" et qu'il chantait "A moi à moi les frites". En fait je ne connais pas le titre de la chanson puisque les paroles ne plus consultables et ce salaud d'hypocrite commence à m'escagasser le jonc à s'immiscer toujours dans ce billet et à ne me pas le laisser finir et encore moins commencer.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Il y a de ces salopes dans les restaurants chinois, c'est assez incroyable. Je suppose qu'il y en a ailleurs, mais dans les restaurants chinois c'est incroyable. Imaginez vous en train de bavarder avec un jeune femme à l'accorte poitrine (oui des bons gros nichons, deux) et soudain incapable de soutenir la conversation à cause d'une deuxième jeune femme qui n'est pas à votre table et qui n'a pas de seins. A-t-elle un visage de madone ? Que nenni, elle est certes charmante mais rien de plus. A-t-elle une voix ou un rire des plus étranges ? Je n'en sais rien je n'écoute jamais les femmes. Se suspend-elle langoureusement à une colonne sur une musique exotique tout en s'effeuillant ? NOUS SOMMES DANS UN RESTAURANT CHINOIS JE VOUS RAPPELLE ! Mais vous brûlez. Elle porte une chemise d'un noir profond (profitez, vous n'aurez guère l'occasion d'apprécier association de nom et de verbe plus idiote) qu'elle ne boutonne qu'avec un bouton. Ce n'est pas ceui du haut. Et tandis que mon canard au basilic refroidit, monte en moi une vague de désir que je n'ai guère connu depuis que j'étais puceau et regardais Sex-machine aux enfants du rock (j'ai aimé le rock très tôt). Et dans ma tête tourbillonne : "aimer à perdre la raison...". Enculé de Ferrat qui me fait foirer ici aussi.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Allé Paris - stop - rencontré Bille et pris café - stop - perdus 16° - stop - mangé chinois - stop - joué mandoline Jardin des Tuileries - stop - rencontré poète de Laguna Beach - stop - rentré en voiture en admirant paysage - stop - Que la montagne est belle - stop.
16:44 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
jeudi, 16 octobre 2008
12 euros foutus en l'air.
Aujourd'hui j'ai ruiné mes chaussons. Bien sûr tout le monde s'en fout. N'empêche c'était des chaussons de collection quasiment par les temps qui courent, avec une semelle épaisse en polymachin de schmilblick, tout en pétrole. Ruinés parce que j'ai du sortir dehors sous la pluie, parfaitement, sous la pluie, en chaussons. Il fallait que je me presse à cause de cette satanée vieille conne.
J'avais rien demandé moi, j'étais tranquille en congé à regarder le Renard sur la trois (des fois on se demande à quoi servent les congés) quand soudain le téléphone sonna. D'accord c'est pas terrible comme soudain , mais face au suspens du renard c'est déjà bien je trouve. Donc soudain le téléphone sonna et je décrochis : "allo M. Cohen ?" Chic me dis-je, ma mandoline électrique est arrivée (oublions cette dernière phrase). "Voilà je viens de retrouver votre portefeuille dans un caddie et je me demandais au vu de votre physique avantageux sur votre carte d'identité si je pouvais avoir l'honneur de coucher avec vous ou au moins de vous faire une fellation, mon nom est Uma Thurmann. " Pour le caddie et le portefeuille c'était vrai.
J'ai donc dû sortir sous la pluie pour aller chercher mon portefeuille parce que la vieille chose qui me le rapportait était infoutue de lire une adresse et s'était garée à deux cents mètres. J'étais d'autant plus en colère que ces satanées tatanes, quand elles prennent l'eau, font un bruit qui oscille entre le poumon écrasé et le chat malade (très malade). Je me promettais donc de faire savoir mon mécontentement à qui de droit, c'est -à-dire à ma compagne qui m'a suggéré que puisque je foutais rien autant me rendre utile, pour une fois, ça serait original, et d'aller faire les courses. Les courses du manger de la semaine.
J'y suis allé. Deux fois. Car la première fois en,lieu et place de la liste des courses, j'ai pris la liste des menus de la semaine. je m'en serais tiré à peu près à bon compte si une soudaine attaque d'abrutite aigüe ne m'ai poussé à confondre fondue savoyarde et raclette, ce qui me poussa à acheter un kilo de comté et de gruyère ainsi que de la viande des grison, du jambon, du bacon... Bref, 90 euros plus tard, j'étais déjà dans une humeur de dogue, mais je me contenais en pensant au Renard que j'allais regarder tranquillement dans mon canapé après le deuxième voyage. Certes, j'eusse pu (j'adoore la conjugaison) me dire que ma compagne irait faire le complément un autre jour, mais viril en diable, je décidais à nouveau d'affronter les rayons de mon supermarché préféré.
Au début tout se passa bien. J'avais onze produits dans mon caddie. Quand la charmante caissière m'intima l'ordre de changer de file attendu que j'étais dans celle des clients payant MOINS de 10 articles, j'aurais peut-être dû lui écraser les oeufs sur la gueule en lui demandant si ce coup-là je pouvais passer ou si elle voulait aussi que je lui mette le saucisson dans le cul. Mais en fait un sursaut d'intelligence vint me signifier que je devais m'en prendre plutôt à son chef, lequel mesurant son double-mètre, m'incita à m'écraser et à passer à la file la plus proche.
Ce fut une grave erreur. Des deux personnes me précédant, la première avait pour ambition de résorber la faim dans le monde, et entassait encore et toujours des tonnes de produits alimentaires divers sur le tapis roulant. Une demi-heure après, tandis qu'elle rajoutait un zéro à son chèque, je me dis que nous étions sur la bonne voie et que le Renard n'avait qu'à bien se tenir. L'observation de la seconde personne me fit alors frissonner d'horreur. Autant le premier client entassait des montagnes de produit, autant le second les posait comme l'eût pu faire le petit Poucet. Ahanant, quasi grabataire, mesurant deux cents kilos de trop, il enfilait (mettait en file) les bouteilles de bière et les sacs du rayon charcuterie.
Ne voulant pas le vexer en lui faisant sentir son handicap, je ne lui proposait pas de l'aider, et je me contentais de lui lancer des regards furieux. Regards qui me furent rendus d'ailleurs lorsque la caissière s'aperçut qu'un de mes articles (2€60) n'avait pas de code-barre. Savez-vous combien de temps cela prend pour trouver une vendeuse en rayon ? Ceux qui me suivaient le savent et je ne dois ma survie qu'à ma parfaite maîtrise du nunchaku-saucisse sèche.
Pour faire court, lorsque ma compagne est rentrée, je n'ai pas cessé de regarder le Renard et j'ai dit que la prochaine fois c'était elle qui faisait les courses et qu'elle ferait bien de m'offrir des chaussons.
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jeudi, 15 décembre 2005
Les mains dans le cambouis.

Blanc
"Je me demande pourquoi rien n'est fait pour assainir l'atmosphère de cette classe."
"Des sanctions ont-elles été prises contre ceux qui gâchent l'année de ma fille ?"
"Monsieur Cohen il me faut absolument aujourd'hui le compte-rendu du conseil d'hier."
"Vous faites pas grand-chose vous autres."
"Tu as lu les rapports pour ce soir ?"
"Je propose l'exclusion définitive."
"Monsieur ma maman elle a pas pu venir à la réunion de lundi, elle veut venir vendredi."
"Moi aussi."
"Moi aussi !"
"Moi aussi !"
"De toute façons vous êtes tout le temps en stage !"
"Monsieur, Florian il m'a mis un coup de pied dans les couilles."
"C'est la prison ici, on a le droit de rien."
"Il a qu'à pas traiter ma mère."
"Ouais ben c'est injuste."
"Qu'est-ce que vous voulez qu'on y fasse ? on est que ses parents !"
"Je propose l'exclusion définitive."
"Si jamais son père sait ça..."
"C'est le prof aussi..."
"Monsieur les grands ils m'ont volé ma trousse et ils jouent au foot avec."
"Monsieur, vous ouvrez l'étude entre midi et deux ?"
"Comment je vais faire mon travail moi ?"
"Je propose l'exclusion définitive."
"Vous pouvez m'expliquer pourquoi il a cette moyenne ?"
"Monsieur pourquoi y a pas étude aujourd'hui ?"
"Monsieur y a club ?"
"Monsieur Cohen j'ai besoin du compte-rendu des conseils de discipline pour demain dernier délai."
"Je propose l'exclusion définitive."
"Monsieur, pour l'arbre généalogique des dieux de l'Olympe, j'ai fait un vrai arbre avec du fil de fer et des petites vignettes à raccrocher aux branches. C'est bien hein?"
Oui Laura, c'est bien. C'est même beau, très beau.
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vendredi, 25 novembre 2005
Toute première fois, toutoute première fois.

Liste unique que ce cher STV m'a demandé de raconter par le menu et que j'écris parce que c'est bien mais que je passerai pas parce que dans ma blog-roll tout le monde l'a fait , de mes primo-émois sexuels, à savoir la première que j'ai fait pssfftarg avec mon zizi.
Le sujet m’a été sympathique, mais je vais encore déroger à la règle attendu que ma première relation charnelle fut inopportune, anale et fort peu satisfaisante. Je vais vous raconter ma seconde relation charnelle, ou plutôt : la première fois que j’ai baisé.
Etant d’un naturel fort timide, je me glorifie des circonstances ayant prévalues à mon dépucelage puisque je me suis permis de piquer la gonzesse à deux mecs. Cohen superstar. Il s’agissait d’une de ces soirées étudiantes pleines de bière et de fureur. Nous y avions été invité et n’avions guère tardé à prendre les choses en main, tant et si bien que certains imbéciles crurent bons de nous raccompagner manu militari avant que notre carrosse ne se transforme en citrouille.
Nous fûmes accompagné dans cette fin de non-recevoir par la jeune fille qui nous avait invité. Or cette demoiselle fort avenante avait un fiancé officiel. De plus, un de mes amis avait des vues sur la dite jeune femme. Hélas pour lui nous commençâmes à nous embrasser quasiment par la force des choses puisqu’entassés à cinq sur la banquette arrière d’une LN Citroën. La proximité crée l’intimité.
Ayant été déchargés à son logis et dans l'espoir de décharger à son logis, nous nous introduisîmes dans son petit appartement coloué par une sienne amie (que je n’eus pas le réflexe de convier à nos agapes, on est con quand on est puceau) .Les préliminaires furent longs et nombreux, car j’aime à goûter les femmes avant de les consommer et j’aime notamment avoir l’impression de dompter un pubis affolé, sans les mains.
Quand je me décidais enfin à sortir la bête de son antre (on a le droit de rêver, non ?), je ne réalisai pas que j’avais mésestimé plusieurs facteurs. D’une part le taux de mon alcoolémie, et d’autre part le fait que des préliminaires trop poussés peuvent mener à un degré d’excitation non négligeable, surtout quand la partenaire a bon goût. C’est ainsi qu’à peine introduit, je ne réussis pas à maîtriser la fougueuse vague de jouissance et laissais filtrer un cri balançant entre « arg » et « putain merde ».
Prenant acte de l’évènement et en conséquence, assumant mes responsabilités, je me proposai alors de quitter définitivement le plancher en faisant la gueule afin de cacher ma honte et ma déception.
Un mois plus tard, son fiancé devait m’ouvrir les lèvres mais pas méchamment, juste par hasard au gré de mes entraînements de boxe. Lui c’était le coup de pied fouetté qu’il n’arrivait pas à maîtriser.
17:30 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note