mercredi, 07 décembre 2005

Et les Shadocks pompaient.

Liste qui ne vous réconcieliera pas avec l'Education Nationale mais ça défoule de temps en temps parce que si je vous disais tout vous seriez horrifié et ça me plomberait le moral parce que des fois la vie c'est pas facile, surtout pour les autres.

 

C'est bien le moment. Fallait y penser avant et puis c'est tout. Venez pas me dire que vous avez pas eu le temps d'aller aux toilettes pendant la récré. Pendant la récré, c'était connerie sur connerie hein ! D'ailleurs c'est toujours le p'tit Lulu qui est dessous dans vos jeux à la con. C'est toujours lui qui se fait tartiner la gueule de décalcomanies. Ca part pas ces merdes. Y gratte y gratte et puis ça fait une croûte. Alors là je dis ça suffit vous serez collés. Et chialez pas. Pourquoi vous chialez ? Quoi votre père va vous battre ? Ca va bien cinq minutes hein cette excuse. C'est pas une excuse ok, mais bon. Faut assumer les conneries. Oui et les bleus aussi. De toute façon...

 

Pourquoi elle renifle elle ? Pourquoi vous reniflez ? Vous avez pas d'amis ? On se moque de vous en disant que vous avez pas d'amis ? Mais on s'en fout. Vous avez des amis quand même. Une ? Elle a fait une tentative de suicide ? Oui, ben bon je suis au courant quand même c'est moi le prof principal je vous rappelle. Regardez Mégane elle a pas d'amis non plus. Est-ce qu'elle se plaint ? Non, elle bosse et puis c'est tout. Pourquoi elle renifle ? Pourquoi vous reniflez Mégane ? Vous avez pas d'amis ? Ben je sais je viens de le dire. On vous appelle la calculette à cause des boutons ?! Bon qui est-ce qui dit ça ? Qui se moque à cause d'un afflux de points noirs sur la figure à Mégane ? Personne bien sûr. Au lieu de rigoler vous feriez mieux de lui offrir une bouteille de Clearasil...

 

Qui a bélé ? Qui a bélé pendant que j'essaie de régler vos problèmes ? Julien ? Non hein. C'est jamais vous. vous savez bêler ? JE VOUS DEMANDE PAS SI VOUS AVEZ BELE, JE VOUS DEMANDE SI VOUS SAVEZ ! Vous savez ? Faites voir ? Deux heures de colle. AHAH. Je vous ai cassé. Quoi c'est injuste ? Je-m'en-fous. Deux heures de colle. Payez-vous un avocat. Ah ben voilà. Bien. Bravo. Je tourne le dos cinq minutes et vous en profitez pour taper votre voisin de derrière. Bien. Bravo. Qu'est-ce que je dis tout le temps ? Qu'est-ce que je dis tout le temps ? Hein ? ON-NE-SE-RETOURNE-PAS.

 

Comment ? Il vous a traité de gros porc sous prétexte que vous faites quatrevingt quinze kilos à douze ans ? Oui d'accord c'est pas bien. Mais prenez sur vous. Faites du sport mon coco. Vous faites du rugby ? Ben passez en seconde ligne pour commencer au lieu de pilier, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est pas moi l'ent... Amélia arrêtez de gigoter en criant. Comment ça votre voisin vous a mis un stylo dans le cul ? Qu'est-ce que ça veut dire ? ON NE DIT PAS "CUL" EN COURS ! Je vais convoquer vos parents moi hein. Et Kévin arrêtez de renifler ce stylo c'est dégoutant.

 

Bon les enfants je crois qu'on s'égare un peu. Restons calme et revenons-en à notre propos. Qui peut me dire comment l'utilisation du champ lexical de la religion permet une double interprétation du personnage du clown ?

(j'ai un peu copié sur Christian, mais il ne m'en voudra pas puisqu'il le fait mieux.)

jeudi, 01 décembre 2005

Stage délégués for ever

Liste qui n’eût du pas exister ou au moins avoir une autre forme si mon serveur n’avait pas la mauvaise habitude de mettre des photos toutes petites et que ça rend le texte sur mon cahier illisible alors que je me suis vachement appliqué à faire des rondes et des déliés, chier merde.

Chaire Mémé Jambon,

Aujourd’hui on est partis en stage commando des fortes têtes délégués comme à la Ferme Célébrités sauf qui y a pas les célébrité ni la ferme mais quand même ces chez les ploucs. Come il y a pas la télévision non plus, on n’a décider de faire les caméras avec le portable de Florian et maime de faire un confécional pour dire du mal du CPE et du prof de francé cette tête de con.

Quant on n’a pris le bus, je m’es placé à côté des chio WC pour lancer des boules puante quand cette tarte de Jennifer elle y ira. En plus on lui à fait croire qu’il lui fallais de l’argent pour payé son lait aux vaches alors que tous le monde ses bien qu’il faut les trayé.

Au gite c’été très bien par se que il y avait des frites à mangé. Et puis le meussieu du gite il nous à donner des calots de cuisine en papier mé on n’a fait sans semblan que c’était des vrai. Moi j’ai marqué Chaudard sur le mien et Yohan c’été Pithiviers et Jimmy le troisième qu’on sé jamais son nom mé c’est pas grave Jimmy il est chiant.

Après on a fais faient une boum et j’ai danser avec Marine et j’ai essayer de la tripoter un peu et j’ai pris une baffe juste au moment ou j’avais le zizi dur. Par contre, le prof de francé il a pas claqué le prof de tekno quand ils ont dansé. On n’a été obliger d’aller ce coucher ce qui fait qu’on sait pas si ils ont bais niq fé l’amour ces pédés bourrés.

Au retour on a bien chanté des chansons rigolotes avec du Q et c’été bien. Vivement qu’on soye délégués de classe de l’année prochaine.

Je vous prie d’agréer Mémé Jambon mes salutations à bisous.

Cohen

PS : J’ai eu la chia diaré à cause des frites et j’en es foutu partout. Le délire.

dimanche, 27 novembre 2005

La poésie j'aime d'amour.

Liste de vers et de raison d'être prof.

 

 

 

J’avais le temps. J’avais l’intimité. J’avais à mes côtés une enfant amoureuse, amoureuse comme on ne l’est plus jamais par la suite, parce que ces amours ne comptent guère, parce qu’ils ne sont pas graves donc forcément heureux. Une amoureuse reprenant de pâles vers sur une feuille pour se rappeler celui qu’elle s’entraîne à aimer. J’ai pris la feuille, et j’ai écrit.

 

« J’ai cueilli ce brin de bruyère

 

L’automne est morte souviens-t’en

 

Nous ne nous verrons plus sur terre

 

Odeur du temps brin de bruyère

 

Et souviens-toi que je t’attends »

 

 

J’ai mis le nom de l’auteur parce que la beauté a souvent un propriétaire, même si on se l’approprie. Et elle m’a dit : « c’est beau ». Simplement.

Alors j’ai repris son bic et j’ai écrit.

 

 

 

"Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou

 

Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve

 

Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,

 

Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

 

  

 

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.

 

Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.

 

On peut se demander pourquoi les Cours condamnent

 

Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

 

  

 

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord

 

Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,

 

Use de la menace, use de la prière,

 

Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort."

 

 

Pas tout entier parce que j’avais oublié un peu. La beauté aussi on peut l’oublier. Elle a lu, elle n’a rien dit et j’ai eu l’impression que les mots peut-être dépassaient les sentiments. Nous avons attendu un moment, juste le temps que la magie opère, un long moment, et puis elle m’a demandé « un poème monsieur, avec de l’amour, mais sans que ça fasse mal, tranquille. »

 

Alors j ai écrit les paroles de Saturne de Brassens.

 

Et j’ai réalisé que ces textes ne servaient pas à rien, qu’ils pouvaient redevenir, quotidiennement, bêtement, un porte parole, j’ai redécouvert leur pouvoir d’accompagnement. Et je suis bien content de savoir que dans un coin de ses carnets il y aura les plus grands poètes du monde. A côté de M.Pokora.

 

 

vendredi, 25 novembre 2005

Toute première fois, toutoute première fois.

Liste unique que ce cher STV m'a demandé de raconter par le menu et que j'écris parce que c'est bien mais que je passerai pas parce que dans ma blog-roll tout le monde l'a fait , de mes primo-émois sexuels, à savoir la première que j'ai fait pssfftarg avec mon zizi.

 

 

 

Le sujet m’a été sympathique, mais je vais encore déroger à la règle attendu que ma première relation charnelle fut inopportune, anale et fort peu satisfaisante. Je vais vous raconter ma seconde relation charnelle, ou plutôt : la première fois que j’ai baisé.

 

Etant d’un naturel fort timide, je me glorifie des circonstances ayant prévalues à mon dépucelage puisque je me suis permis de piquer la gonzesse à deux mecs. Cohen superstar. Il s’agissait d’une de ces soirées étudiantes pleines de bière et de fureur. Nous y avions été invité et n’avions guère tardé à prendre les choses en main, tant et si bien que certains imbéciles crurent bons de nous raccompagner manu militari avant que notre carrosse ne se transforme en citrouille.

 

Nous fûmes accompagné dans cette fin de non-recevoir par la jeune fille qui nous avait invité. Or cette demoiselle fort avenante avait un fiancé officiel. De plus, un de mes amis avait des vues sur la dite jeune femme. Hélas pour lui nous commençâmes à nous embrasser quasiment par la force des choses puisqu’entassés à cinq sur la banquette arrière d’une LN Citroën. La proximité crée l’intimité.

 

Ayant été déchargés à son logis et dans l'espoir de décharger à son logis, nous nous introduisîmes dans son petit appartement coloué par une sienne amie (que je n’eus pas le réflexe de convier à nos agapes, on est con quand on est puceau) .Les préliminaires furent longs et nombreux, car j’aime à goûter les femmes avant de les consommer et j’aime notamment avoir l’impression de dompter un pubis affolé, sans les mains.

 

Quand je me décidais enfin à sortir la bête de son antre (on a le droit de rêver, non ?), je ne réalisai pas que j’avais mésestimé plusieurs facteurs. D’une part le taux de mon alcoolémie, et d’autre part le fait que des préliminaires trop poussés peuvent mener à un degré d’excitation non négligeable, surtout quand la partenaire a bon goût. C’est ainsi qu’à peine introduit, je ne réussis pas à maîtriser la fougueuse vague de jouissance et laissais filtrer un cri balançant entre « arg » et « putain merde ».

 

Prenant acte de l’évènement et en conséquence, assumant mes responsabilités, je me proposai alors de quitter définitivement le plancher en faisant la gueule afin de cacher ma honte et ma déception.

 

Un mois plus tard, son fiancé devait m’ouvrir les lèvres mais pas méchamment, juste par hasard au gré de mes entraînements de boxe. Lui c’était le coup de pied fouetté qu’il n’arrivait pas à maîtriser.

 

mercredi, 23 novembre 2005

Labiche + toilettes = bonne idée de réception.

Liste de carnets que j'ai semé nonchalamment dans mon logis et qu'il serait bon que vous égayiez pour peu que vous passassiez à la maison ce qui n'est pas demain la veille attendu que je suis en pleine hibernation, c'est dingue comme j'arrive à recycler mes vieilles notes par des allusions fines.

 

Certains textes littéraires ont cette appréciable faculté de nous replonger dans des époques révolues, faisant ressurgir la douce odeur des mœurs surannées. En ce moment, en compagnie d’une de mes classes de quatrième, nous lisons et nous jouons, quand la salle de classe s’y prête, Le Voyage de M. Perrichon d’Eugène Labiche, une œuvre légère mais néanmoins joyeusement critique à l’égard d’une société bourgeoise sclérosée. Bref un truc un peu imbitable.

 

Or dans ce texte dramatique (forcément), le héros qui se nomme … M. Perrichon, je vous prierai de suivre au lieu que vous faisez les couillons merci, le héros donc, effectuant un  voyage ne montagne, est sollicité par son hôte afin qu’il laisse un paraphe dans le livre d’or de l’auberge. Belle tradition que celle qui consiste à recueillir les fortes pensées des fortes panses rebondies qui nous rotent à la plume leur contentement touristique.

 

Il se trouve que la théorie du chaos aidant, un carambolage d’idées eut lieu à la sortie même du cours. Bouillant du désir d’évacuer de ma vessie durcie une miction désagréable à ma concentration (je pisse pas comme tout le monde moi monsieur), je m’isolais dans l’atmosphère surchargée en solvants des toilettes du personnel.

 

Sur le mur de l’isoloir à déféquer, un collègue, dont l’humour ravageur égayait la salle des profs avant que nous ne l’achevassions à coup de barre à mine, avait affiché un panonceau où trône un homme affolé de n’avoir pu tirer qu’un minuscule bout de papier hygiénique du rouleau, tandis que cette prose  illustre le dessin : « Mobilisons-nous pour les sans-papiers ! Enfin une cause à laquelle tous adhèreront. ».

 

Fin lettré, un autre collègue avait osé la correction suivante : « adhèreronts » .On peut se consoler en se disant qu’il n’y a pas plus d’analphabètes chez les profs que de malhonnêtes gens dans la police. S’ensuit une série de remarques, de biffures, une riche conversation que clôt  la phrase suivante, qui a le mérite de recentrer le débat : « c’est dingue comme on se fait chier aux toilettes. »

 

Tout ceci fit naître en moi une irrépressible envie d’inclure aux endroits les plus incongrus des livres d’or que les passants rempliront au gré de leurs pérégrinations. J’en ai déjà égaré une dizaine dans la maison.

 

Je vous fais part des premières réflexions de ces ouvrages : « Vive le bronzage intégral ! signé Coco le poulet » (livre d’or du four) « j’avais la banane, maintenant j’ai la pêche » (livre d’or du compotier) « le bourgogne était excellent . Signé : une mère satisfaite. » (livre d’or du pot en grès qui sert à faire le vinaigre)