samedi, 18 octobre 2008

Journée poisson.

poisson.jpgHier à la cantoche il y avait sardines à l'huile en entrée et tarte au saumon en plat.

 

Quand je suis rentré, on a fait un apéro à base de rillettes de thon et de maquereau.

 

Je sentais des pieds.

 

Et j'ai baisé avec ma compagne.

 

Journée poisson.

jeudi, 16 octobre 2008

12 euros foutus en l'air.

ChaussonBBenlainefoul%E9e.jpgAujourd'hui j'ai ruiné mes chaussons. Bien sûr tout le monde s'en fout. N'empêche c'était des chaussons de collection quasiment par les temps qui courent, avec une semelle épaisse en polymachin de schmilblick, tout en pétrole. Ruinés parce que j'ai du sortir dehors sous la pluie, parfaitement, sous la pluie, en chaussons. Il fallait que je me presse à cause de cette satanée vieille conne.

 

J'avais rien demandé moi, j'étais tranquille en congé à regarder le Renard sur la trois (des fois on se demande à quoi servent les congés) quand soudain le téléphone sonna. D'accord c'est pas terrible comme soudain , mais face au suspens du renard c'est déjà bien je trouve. Donc soudain le téléphone sonna et je décrochis : "allo M. Cohen ?" Chic me dis-je, ma mandoline électrique est arrivée (oublions cette dernière phrase). "Voilà je viens de retrouver votre portefeuille dans un caddie et je me demandais au vu de votre physique avantageux sur votre carte d'identité si je pouvais avoir l'honneur de coucher avec vous ou au moins de vous faire une fellation, mon nom est Uma Thurmann. " Pour le caddie et le portefeuille c'était vrai.

 

J'ai donc dû sortir sous la pluie pour aller chercher mon portefeuille parce que la vieille chose qui me le rapportait était infoutue de lire une adresse et s'était garée à deux cents mètres. J'étais d'autant plus en colère que ces satanées tatanes, quand elles prennent l'eau, font un bruit qui oscille entre le poumon écrasé et le chat malade (très malade). Je me promettais donc de faire savoir mon mécontentement à qui de droit, c'est -à-dire à ma compagne qui m'a suggéré que  puisque je foutais rien autant me rendre utile, pour une fois, ça serait original, et d'aller faire les courses. Les courses du manger de la semaine.

 

J'y suis allé. Deux fois. Car la première fois en,lieu et place de la liste des courses, j'ai pris la liste des menus de la semaine. je m'en serais tiré à peu près à bon compte si une soudaine attaque d'abrutite aigüe ne m'ai poussé à confondre fondue savoyarde et raclette, ce qui me poussa à acheter un kilo de comté et de gruyère ainsi que de la viande des grison, du jambon, du bacon... Bref, 90 euros plus tard, j'étais déjà dans une humeur de dogue, mais je me contenais en pensant au Renard que j'allais regarder tranquillement dans mon canapé après le deuxième voyage. Certes, j'eusse pu (j'adoore la conjugaison) me dire que ma compagne irait faire le complément un autre jour, mais viril en diable, je décidais à nouveau d'affronter les rayons de mon supermarché préféré.

 

Au début tout se passa bien. J'avais onze produits dans mon caddie. Quand la charmante caissière m'intima l'ordre de changer de file attendu que j'étais dans celle des clients payant MOINS de 10 articles, j'aurais peut-être dû lui écraser les oeufs sur la gueule en lui demandant si ce coup-là je pouvais passer ou si elle voulait aussi que je lui mette le saucisson dans le cul. Mais en fait un sursaut d'intelligence vint me signifier que je devais m'en prendre plutôt à son chef, lequel mesurant son double-mètre, m'incita à m'écraser et à passer à la file la plus proche.

 

Ce fut une grave erreur. Des deux personnes me précédant, la première avait pour ambition de résorber la faim dans le monde, et entassait encore et toujours des tonnes de produits alimentaires divers sur le tapis roulant. Une demi-heure après, tandis qu'elle rajoutait un zéro à son chèque, je me dis que nous étions sur la bonne voie et que le Renard n'avait qu'à bien se tenir. L'observation de la seconde personne me fit alors frissonner d'horreur. Autant le premier client entassait des montagnes de produit, autant le second les posait comme l'eût pu faire le petit Poucet. Ahanant, quasi grabataire, mesurant deux cents kilos de trop, il enfilait (mettait en file) les bouteilles de bière et les sacs du rayon charcuterie.

 

Ne voulant pas le vexer en lui  faisant sentir son handicap, je ne lui proposait pas de l'aider, et je me contentais de lui lancer des regards furieux. Regards qui me furent rendus d'ailleurs lorsque la caissière s'aperçut qu'un de mes articles (2€60) n'avait pas de code-barre. Savez-vous combien de temps cela prend pour trouver une vendeuse en rayon ? Ceux qui me suivaient le savent et je ne dois ma survie qu'à ma parfaite maîtrise du nunchaku-saucisse sèche.

 

Pour faire court, lorsque ma compagne est rentrée, je n'ai pas cessé de regarder le Renard et j'ai dit que la prochaine fois c'était elle qui faisait les courses et qu'elle ferait bien de m'offrir des chaussons.

 

 

lundi, 08 septembre 2008

LE RETOUR DE LA VENGEANCE

yuna-narutoshippudenopeninghreoscomebacknobodyknows.jpgAprès tout je ne vois pas pourquoi je me priverais d'ouvrir à nouveau ce blog. C'était ce que je me disais depuis plusieurs mois sans trop me convaincre, ne voulant pas céder à ce qui pourrait apparaître comme un procédé rétrograde, moi qui m'honore d'être progressiste. Néanmoins j'y reviens, et avec de bonnes raisons.

J'ai ouvert d'autres blogs, sur lesquels je fais des choses différentes, il n'empêche que ce lieu d'expression me manquait pour écrire, décrire, m'amuser si j'en ai envie avec l'actualité du moment, qu'elle soit personnelle ou publique. J'ai décidé de revenir à ce B-A BA du blogging : parler du quotidien. Et j'ai décidé de m'imposer des règles, et de les imposer aussi à mes lecteurs s'il en reste encore.

Dorénavant, je jure (sur la tête de ta mère) que je m'interdis les jugements à l'emporte-pièce, la raillerie et l'ironie facile. Si je veux donner mon opinion ou contester celle d'un autre, je tiendrais un discours argumenté, et j'en attends autant de ceux qui laisseront un commentaire. Le droit à la différence d'opinion existe pour peu qu'elle soit fondée.

Dorénavant je jure (de ne pas faire deux fois la même blague) de me relire plusieurs fois s'il le faut afin de n'écorcher ni l'orthographe ni la grammaire de notre langue, la correction de ladite langue étant une marque de respect pour ceux qui me lisent, et j'en attends autant de ceux qui laisseront un commentaire.

Dorénavant je jure (là j'avoue tomber sur un os pour remplir cette parenthèse, je me contenterai donc de rester désinvolte. Hop) d'éviter les lieux communs de l'écriture, les récits mièvres et écoeurant de nostalgie sucrée (vous en trouverez quelques exemples au-dessus, que j'assume même si je les déteste) , les réflexions pseudo-philosophiques sur l'inconsistance de notre essence et poético-gnangnan sur la magnanimité des étoiles et je compte sur les commentateurs pour me ramener à la raison chaque fois qu'ils voient la queue d'une note banale.

Engagement pris en ce jour du 8 septembre 2008,

Cohen.

 

lundi, 09 janvier 2006

C'était la dernière listeu, c'était le dernier tour de pisteu ...

A la demande expresse de La Veilleuse et de Glurb, je participe à cette chaîne qui tourne depuis quelques temps. Et hop.

 

 

7 choses que vous voulez faire avant de mourir

1. Dire que je les aime aux gens que je les aime. Sérieux faut pas que j’oublie, c’est vite venu la mort et je connais plein de gens que j’aime parce que bon, ils le valent et en plus ils le savent pas assez.

2. Péter la gueule à C.P. mais c’est un peu trop tard vu que c’est lui qui est mort (et j’ai oublié de lui dire que c’était un sale con, comme quoi j’avais raison au-dessus).

3. Inviter Madonna à l’Auberge de Saint Rirand, pour manger une friture et des patates à la crème comme ils les font si bien, toutes fondantes.

4. Vivre, c’est peut-être temps. Ca ça veut rien dire en même temps parce que vivre c’est  quoi ? Réaliser tes rêves, mais bon, quand tu as une blonde, tu veux une rousse, quand t’es fonctionnaire tu te demandes si aller dans le privé ça serait pas mal, quand t’es dans le privé tu trouves que les fonctionnaires ont toutes les veines, et pus quand t’as pas de gamins tu en veux, et sinon, tu trouves que c’est chiant. Vivre ? Mon cul ouais.

5. Etre beau. C’est pas gagné.

6. Etre comme James Bond, sans chier ni pisser ni faire le ménage. Ah c’est facile dans les films.

7. Etre un bon prof.

 7 choses que vous faîtes bien

1. La poularde au vin jaune. Quand j’ai des morilles.

2. Grossir sans effort.

3. Jouer au Scrabble, j’ai fait plus de 500 au dernier duplicate.

4. Faire huit kilomètres en moins de sept minutes sur une route de montagne juste derrière chez ma mère avec n’importe quelle bagnole, ceci dit si c’est une trapanelle, je la tue normalement.

5. L’amour, quand j’ai une absence.

6. Le ménage, je suis super fort mais bon faudrait pas qu’elle s’habitue non plus, alors je le fais pas.

7. Chanter tout et n’importe quoi. Dans ma voiture et au boulot (en début de journée parce qu’après les gens sont pas très receptifs et même des fois ils me regardent d’un air, on dirait que je suis pas normal, qu’est-ce qu’ils croient ces abrutis ?).

7 choses que vous ne savez/pouvez pas faire

1. Téléphoner.

2. Mélanger le pastis avec n’importe quoi.

3. Imiter Charles Aznavour et pourtant tout le monde sait le faire.

4. Corriger les copies à temps. Incroyable.

5. Monter les escaliers en récitant l’alphabet et tout ça à l’envers.

6. Dire « je t’aime ».

7. Rester de marbre quand on joue du surf punk.

7 choses qui vous attirent le plus chez le sexe opposé

1. Les seins.

2. Les fesses ( ce qui est moins fréquent, car c’est un membre qui s’entretient, alors que les seins, tu peux avoir pas de bols et être genre planche à pain.)

3. Tenir les mains.

4. Les hauts talons.

5. Le fait qu’elles soient différentes et me remettent en question (mais en fait c’est à peu près ça avec tout le monde).

6. Le fait qu’elles n’aient jamais fait un tour dans mon lit.

7. Les seins (bon le droit ce coup).

7 choses qui vous attirent le plus chez le même sexe

1. Leur possibilité à passer une soirée à causer.

2. Leurs femmes… hem.

3. Leur capacité à boire sans trop être saoul, et surtout à partager la petite prune que mon père m’offre à Noël et qu’elle est faite maison.

4. Le fait d’annoncer 110 à cœur alors que j’ai le valet, ce qui blinde carrément le jeu (je vous ai pas dit que j’adore jouer à la belote coinchée ?).

5. Leurs silences.

6. Le fait de ne pas se prendre au sérieux et d’arrêter de me péter les couilles, oui c’est pour toi que je parle, fais pas l’innocent.

7. Leur femme…mais qu’est-ce qui me prend moi ?

7 choses que vous dîtes souvent

1. Je te chie dans les bottes.

2. Qui c’est les plus fort évidemment c’est les verts.

3. Donc.

4. Hein ? ( ou pardon ou comment selon l’humeur)

5. Ca va ma belle ?

6. Bite couille et autres noms de parties génitales ou pas (genre cul).

7. Mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con que de l’ouvrir et qu’il n’y ait plus de doute.

7 béguins pour des célébrités

1. Madonna. Sérieux je l’aimais pas quand j’avais dix-sept ans et aujourd’hui je sens que je suis passé à côté d’un truc en la draguant pas.

2. Cyd Charisse et ses jambes interminables dans The Bandwagon de Minelli.

3. Douchka. Oui. Mais j’étais jeune monsieur le président.

4. Uma Thurman, comme tout le monde.

5. David Bowie quand il est fringué en gonzesse.

6. Alyssa Milano. Depuis Madame est servie, et pourtant bon, il n’y a pas de quoi s’extasier sur son talent. En même temps je m’en tape un peu de son talent.

7. Brad Pitt. Je veux être lui.

 

Bon voilà, je laisse ce blog dans l'état, il y a de quoi lire, et je déménage. Je fais signe dès que le nouveau blog est prêt, ça ne devrait pas prendre trop longtemps. En fait ça ne change pas grand chose sinon le pseudo et cette histoire de liste.

 

A tout bientôt tous. 

 

jeudi, 05 janvier 2006

Le bonheur, c'est simple coup un coup de boule.

Liste au goût doux-amer, d'une délicatesse terrible cachée sous un humour ravageur, le tout servi par un sytle admirable, à consommer tiède avec des patates.

 

 

Les carottes cuites à l’eau sont une insulte à la gastronomie. Leur goût douceâtre et leur consistance mollassonne ennuient le fin gourmet. Il n’est rien de pire que les carottes cuites à l’eau, si ce n’est le bonheur. Le bonheur m’assomme comme une tonne de beurre fondu. Pas le fugace bonheur improvisé quotidiennement, entendons-nous bien, je veux vous parler du lourd bonheur de circonstance.

 

 

Nous sortons d’en prendre pour deux semaines. Une quinzaine de guirlandes chamarrées et de boules reluisantes, une quinzaine d’enfants aux yeux écarquillés par la féerie de Noël. Sagouins. Une quinzaine de béatitude aux pieds des sapins clignotants et des bouteilles célébratrices. Dégueulasse. Une quinzaine de dictature au cours desquelles chacun se devait d’être heureux ou d’être un moins que rien. Salauds, nazis…

 

 

J’ai vécu ces deux semaines dans un état d’hébétude profonde et de quotidienne mélancolie. J’ai paressé, j’ai soupiré, j’ai pleuré, j’ai dépressé, je me suis mis en ermitage, honteux mammifère qui n’était pas émerveillé, habité par l’esprit de Noël, en un mot : heureux. J’ai fait tout ça et puis quand j’en ai eu assez, alors je suis mort.

 

 

Triste nouvelle. Mais qui ne vaut pas vos pleurs, vous qui m’honorez de parcourir ces pages. Le gros monsieur mal rasé qui tape sur son clavier est plus vivant qu’il ne l’était il y a trois jours encore et il se sent soulagé d’avoir passé ce nouveau cap de la quinzaine du sourire laïc, gratuit et obligatoire. C’est juste Cohen. Cohen est mort. Il a vécu sa dernière aventure, qu’il n’écrira pas car elle est sombre et ennuyeuse.

 

 

Crevé, le crevard, niqué le chroniqueur acerbe des petits riens, défuncté, le défenseur brutal des causes incertaines, lessivé, out, RIP. Il devait en être ainsi, et ce n’est pas grave car, comme le disait le Professeur Marmaduke Lagrêle, doyen de l’Université Bocsonienne du Futile : « Quand on estmort, c’est un peu tard pour se faire du souci. »

 

 

Dans son agonie, il fera encore deux petits tours. Et puis s’en ira.