vendredi, 12 décembre 2008
Un point à faire.
Si un blog a une utilité, quelle est-elle ?
21:50 Publié dans Ethique en toc | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 26 novembre 2008
Mauvaise foi du mardi.
Entendu aujourd'hui aux informations : " 30.000 emplois en moins dans le bâtiment, une catastrophe sociale."
C'est étonnant, car concernant le même ensemble de salariés ( 1 million environ), 30.000 profs de moins, c'est un bienfait. Et juste entre nous, c'était pas dans le bâtiment qu'il y avait un besoin urgent d'ouvriers il y a six mois ? Dois-je en déduire que c'était une sorte d'excuse petit doigt derrière laquelle on se cachait pour justifier le travail au noir ( au sens propre comme au figuré) ?
C'est juste pour qu'on m'explique. ( A propos vive Darcos )
23:57 Publié dans Cahiers de vacances. | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
vendredi, 21 novembre 2008
Le retour de la charade maudite - et sa solution

Reprenons des charades, jeux d'esprit sympathiques, euphoniques et intelligents.
Mon premier est à nouveau effrayé, mais sûrement pas par des félidés domestiques
Re-peur, non des chats.
Mon second est une ristourne faite aux gens qui sont habitués d'un bar .
Au rade j'ai des prix.
Mon troisième est un étrange handicap qui veut que l'on trébuche chaque fois qu'on a parcouru une demi-dizaine de pas.
Cinq pas tique.
Mon quatrième est un huit raté (ou à peu près)
Neuf niqué.
Mon cinquième est un barbare qui se fait passer pour quelqu'un de civilisé et plus ou moins noble vers le moyen-âge.
Hun tel un gens.
Mon tout est en bleu.
Reprenons des charades, jeux d'esprit sympathiques, euphoniques et intelligents.
Voilà voilà...
mercredi, 19 novembre 2008
Un bon dimanche doit être raté.
Je suis un jeune minotaure. Ne venez pas me demander pourquoi, je n'en sais rien, c'est le poète qui l'a dit, et le poète a toujours raison comme disait Ferrat en chantant sa fameuse chanson dont les vers étaient d'un style plus proche du tract cgtiste que du pantoum baudelairien si l'on veut bien se souvenir du sublimissime " votre lutte à tous les niveaux " du refrain et voyez-vous je suis assez content de dire du mal de cet affreux jojo qui sous des couverts d'artiste engagé à gauche met en demeure les sites internet de ne pas publier ses textes à la con (y compris ceux d'Aragon qu'il a pompé connard). C'est une introduction longue certes mais qui aura eut l'avantage de découvrir la face cachée de cet hypocrite. Franchement je ne m'attendais pas à ce que ce billet prenne cette tournure. Peut-être aurait-il mieux valu que je commençasse par un autre biais que le poète californien le récit épique dont je vous voulais les récipiendaires, veuillez agréer, etc..etc...
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
On aurait pu payer deux cafés avec ma mandoline électrique, d'ailleurs le serveur était d'accord. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'alors la romantique sérénade que je chantai à mon amie en plein mitan du jardin des Tuileries eût eu (ouais) à la fois moins de pertinence et d'harmonie, attendu que, chantant comme une casserole, j'ai réussi à apprendre le seul instrument dont le son ressemble à celui d'une casserole dans lequel on fait tomber un roulement à billes. La sérénade nécessite un instrument et une chanson douce, légèrement mélancolique du type "petit chat écrasé / Qui gît sur la chaussée/ Petit chat tout plat / Petit chat tout mort" qui mêle des éléments bucoliques (le chat) et un peu de gravité (comment avoir à nouveau un goudron bien propre), le tout en hexasyllabes libres. NB : vous pouvez copier, moi je partage, je ne suis pas comme certains hypocrites qui, non contents de menacer de poursuites judiciaires des internautes relativement innocents, ne font rien qu'à parasiter les textes pleins d'allants des bloggueurs qui aimeraient bien raconter leur dimanche, merde.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Savez-vous bien, chers lecteurs, que sur la longueur de la rue de la Faisanderie (16° arrondissement de la capitale) vous pouvez trouver : un musée de la contrefaçon, douze Mini Cooper, dix Fiat 500 et onze Smart ? Mais aucun bistrot. Pas un rade, pas une brasserie, pas un resto, pas même un kebab. La zone. C'est la raison pour laquelle je vous conseille, pour le cas où vous mourriez de faim, d'éviter absolument de descendre à la station Porte Dauphine en vous disant "on va bien trouver un troquet" à moins que vous ayez un solide entraînement de course de fond. Les heureux possesseurs d'une mandoline électrique et sa housse éviteront ce type de délpacement s'ils ne veulent se retrouver heureux possesseurs d'une mandoline, de sa housse et d'un tennis-elbow (quoi que cela veuille dire). Au bout d'une pérégrination d'une bonne heure, ma compagnonne (oui je sais, mais cela la désigne bien) commença à vouloir me frapper à coup de plans de Paris, et je remerciai le Ciel de l'avoir oublié. En effet, s'il y a une chose plus rare qu'un bistrot dans le 16°, c'est une bouche de métro. Huit ans plus tard (l'hyperbole est légère) nous pûmes enfin reprendre la route de la civilisation, ravis à l'idée des frites grasses qui nous attendaient. Car j'aime ça les frites ; j'aime tant ça qu'il fut un temps d'innocence où je croyais que la chanson de Ferrat l'Afrique s'intitulait en fait "les frites" et qu'il chantait "A moi à moi les frites". En fait je ne connais pas le titre de la chanson puisque les paroles ne plus consultables et ce salaud d'hypocrite commence à m'escagasser le jonc à s'immiscer toujours dans ce billet et à ne me pas le laisser finir et encore moins commencer.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Il y a de ces salopes dans les restaurants chinois, c'est assez incroyable. Je suppose qu'il y en a ailleurs, mais dans les restaurants chinois c'est incroyable. Imaginez vous en train de bavarder avec un jeune femme à l'accorte poitrine (oui des bons gros nichons, deux) et soudain incapable de soutenir la conversation à cause d'une deuxième jeune femme qui n'est pas à votre table et qui n'a pas de seins. A-t-elle un visage de madone ? Que nenni, elle est certes charmante mais rien de plus. A-t-elle une voix ou un rire des plus étranges ? Je n'en sais rien je n'écoute jamais les femmes. Se suspend-elle langoureusement à une colonne sur une musique exotique tout en s'effeuillant ? NOUS SOMMES DANS UN RESTAURANT CHINOIS JE VOUS RAPPELLE ! Mais vous brûlez. Elle porte une chemise d'un noir profond (profitez, vous n'aurez guère l'occasion d'apprécier association de nom et de verbe plus idiote) qu'elle ne boutonne qu'avec un bouton. Ce n'est pas ceui du haut. Et tandis que mon canard au basilic refroidit, monte en moi une vague de désir que je n'ai guère connu depuis que j'étais puceau et regardais Sex-machine aux enfants du rock (j'ai aimé le rock très tôt). Et dans ma tête tourbillonne : "aimer à perdre la raison...". Enculé de Ferrat qui me fait foirer ici aussi.
Au temps pour moi, donc. Recommençons.
Allé Paris - stop - rencontré Bille et pris café - stop - perdus 16° - stop - mangé chinois - stop - joué mandoline Jardin des Tuileries - stop - rencontré poète de Laguna Beach - stop - rentré en voiture en admirant paysage - stop - Que la montagne est belle - stop.
16:44 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
mercredi, 22 octobre 2008
Promotion de l'incompétence.
Je suis (du verbe suivre ) depuis quelques temps déjà les tribulations de Mickaël Vendetta, le buzz blog du moment. Le jeune homme vient apparemment de signer un contrat (de quoi , là est la question ) avec une société de production nommée Trendy Prod, société qui possède dans ses poulains la jeune (?) Cindy Sander. Son blog reçoit près de deux mille visiteurs par jour et présente les oeuvres cinématographiques et pensées de son auteur qui dit être comme comédien, réalisateur et producteur.
Si l'on se penche sur les-dites oeuvres, on ne peut constater que l'étendue des dégâts : absence totale de scénario, dialogue d'une pauvreté affligeante, technique cinématographique proche du zéro absolu, films n'ayant pas de fin... Si cela vous intéresse vraiment, vous pouvez aller sur sa page You Tube. Si nous nous contentons de ses pensées, nous lirons un ramassis de lieux communs, d'arrogance idiote, d'égotisme et de fautes de français. Bref, nous sommes face à un mythomane qui croit à la belle vie qu'il s'est inventée sur le net. Rires en cascade des bloggeurs patentés, moqueries, insultes, chacun veut voir le phénomène de foire. Ils (nous) viennent à plus de mille par jour et le blog n'ayant qu'une approche quantitative du succès, le blog de MV est un succès ! La farce pourrait s'arrêter là et le soufflé doucement retomber.
C'est alors qu'interviennent les véritable malfaisants, ceux pour qui l'équation notoriété=rentabilité est la clé du succès. Ici il s'agit de Trendy Prod, ils auraient beau jeu de dire que si ce n'avait pas été eux, c'en aurait été d'autres. Toujours est-il que surfant sur ce succès d'estime, ils décident d'exploiter le filon et flattent affreusement le pape de la "bogossité" pour faire un peu d'argent. Qu'en pense la blogosphère ? Pas grand-chose, les plus optimistes pensent que MV a tout compris, les autres qu'on va bien rigoler. Bref, tout le monde accepte cet état de fait,, le répand même, personne ne met en doute l'équation.
Pourtant il y aurait beaucoup a dire sur cette promotion de la nullité et de l'incompétence. Peut-on vraiment parler de réussite quand on fait l'éloge de ce qui dessert l'intérêt commun ? N'y a -t-il rien d'immoral à exploiter ce qui est le moins défendable en l'être humain : le mensonge (y compris à soi-même) le sentiment vélléitaire, l'inabouti, l'arrogance ? Il me semble choquant qu'on puisse dire des gens qui ont eu l'idée de ce genre d'usage qu'ils ont "réussi". Un tel point de vue est un point de vue de calculatrice et rien d'autre. La réussite est-elle simplement le reflet de ce que nous avons recueilli pour notre besoin personnel ? Ou alors est-elle aussi l'ensemble de ce que nous avons légué aux autres ? Dans le premier cas, on pourrait dire de l'oeuvre de Verlaine qu'elle est moins réussie que celle de Sulitzer.
Ou bien n'y a-t-il plus rien d'humain dans ces relations ? Peut-être n'est-ce que de l'exploitation, on prend un produit humain, on l'élève comme on le ferait d'une poule et on tente de le revendre plus cher qu'on ne l'a acheté. Pour le coup c'est assez facile, puisqu'on l'a acheté un croûton de pain. L'homme serait donc une marchandise comme une autre ? Et si ce jeune homme gagne sa vie en étant volontairement acteur de la farce, ce n'est pas un signe d'intelligence contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est au mieux le signe du cynisme le plus absolu (celui qui vole un argent qui lui est indu), au pire celui d'une immoralité assumée (celle qui ment pour son propre bien-être).
Enfin, suis-je le seul à être choqué qu'on puisse récompenser l'incompétence plutôt que la compétence, qu'on promeuve le vide plutôt que le sens ? Manquons-nous tellement de gens talentueux pour que nous en soyons à nous rabattre sur le pire qu'on nous propose ? Sommes-nous nous-même assez cyniques, assez vide d'empathie pour rire de la grotesque glorification de MV ? Pourquoi ne trouvons-nous pas les moyens d'empêcher de telles évènements d'advenir ?
Il est vrai qu'on ne peut aller contre la liberté d'un homme : chacun a le droit de se montrer tel qu'il se croit. Cependant, lorsqu'il est évident que cet homme se fourvoie, ne propose rien qui soit de qualité, rien d'enrichissant pour lui et pour les autres, n'est-il pas de notre devoir de le lui dire ? Il est déroutant de constater que l'accès à la richesse soit devenu le seul référent de réussite sans même qu'on s'autorise à prendre en compte la culture, ou encore le talent, ou bien la contribution au bien commun, ou finalement ce gros mot : la vertu.
13:36 Publié dans barbarismes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : colère, vendetta, trendy prod