vendredi, 15 mai 2009
PAF
Liste exceptionnelle et quasiment stalinienne, voire staliniste pour peu que le mot existât (voilà j'ai mis un subjonctif imparfait), de trucs dont je me serais souvenu de la description que j'avais prévu pour peu que j'eusse évité de digressé mais c'est tant pis pour ma gueule.
Alors voilà tu te crois de gauche et tout, solidarité avec les travailleurs, j'ai de la compassion, gnagnagna. Et ça te tombe direct dans la gueule, sale con, tu t'es pris pour plus gros que tu n'es. Rectification, tu t'es pris pour plus gros. Point. Tu es là face à une audience, et tu pérores, tu pérores, tu en sais des choses, des définitives. Ton speech, tu l'as travaillé avec acharnement; Et tu le fais. Comme d'habitude il t'échappe un peu, notamment à caus edu connard là dans le coin qui n'est pas convaincu du tout par ce que tu dis.
Parce que c'est ça qui est chiant quand tu penses que tu sais tout, c'est qu'il y a toujours un connard qui contre argumente et en plus SON PUTAIN DE DISCOURS TIENT LA ROUTE. Salaud va. Mine que rien et cahin caha tu vas jusqu'au bout. Et ce connard vient te aprler à la fin de la journée et il critique ta façon de faire. Et voici l'acmée de l'impudence : il se permet d'avoir raison. Alors que toi tu es formateur et lui stagiaire.
Pourtant durant ce même stage un autre stagiaire t'avait glissé : "oui, mais toi tu as l'oeil expert." Bien sûr bon con, tu réponds que non pas du tout, tu t'es fait tout seul (c'est pas faux en même temps), chacun peut en faire autant. Une réponse très jolie, très démagogique, tu en mouillerais presque ton calfouette, tellement tu es modeste et tout et tout.
Et paf l'autre connard vient te mettre le nez dans ton caca en te disant que ce que tu as fait c'était un peu fouillis, un peu trop, pas assez accessible, comme ces restaurants où on te sert de la mauvaise bouffe, mais où, pour rattraper la chose, on t'en sert beaucoup. Bref, moi qui croyais avoir mis au point un travail utile, je me trouve avec un monceau de conneries et tout à refaire pour l'année prochaine. et un gros doute sur mes compétences.
Alors je dis merci au connard. Parce que sans lui, j'étais sur le point de devenir sûr de moi et de ce que je fais. Bref, de devenir vieux.
23:05 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
Tu viens de prendre un coup de jeune... par un vieux moins âgé que toi, c'est tout ! (je ne me comprends pas toujours)
Ecrit par : Largentula | samedi, 16 mai 2009
Raison pour laquelle je n'ai pas encore enseigné : j'adore le role de la connasse ;)
Ecrit par : Ardente | samedi, 16 mai 2009
sales jeunes qui nous font nous remettre en question et trouvent ça normal.
Ecrit par : Cécile | samedi, 16 mai 2009
Largentula > Presque : c'est un jeune plus âgé que moi.
Ardente > C'est pas un rôle facile à assumer.
Cécile > Y'a plus de respect hiérarchique qui tienne ma pauv' dame.
Ecrit par : Cohen | samedi, 16 mai 2009
Bon,en même temps, c'est pas comme si t'avais raté un clafoutis
Ecrit par : melle Bille | dimanche, 17 mai 2009
Personnellement, j'ai toujours raison.
Ah, merde, déjà en disant ça j'ai tort...
Ecrit par : STV. | lundi, 18 mai 2009
Sinon, pour tes jeudis, au lieu de te mouiller ton calfouette, il y a d'autres activités plus plaisantes, hein.
Ecrit par : Chantal | lundi, 18 mai 2009
Il y a aussi d'autres façons plus plaisantes de mouiller un calfouette.
Ecrit par : STV. | mardi, 19 mai 2009
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