mardi, 05 mai 2009
L'hypothèse : sa vie, son oeuvre.

Liste assez exaspérantes de mots permettant d'appréhender en toute tranquilité la notion d'hypothèse dans le but singulier d'arriver à imaginer un monde dans lequel les enfants seraient livrés à eux-mêmes dans la mesure où l'école ne serait qu'une aimable fadaise, hypothèse heureusement ridicule sauf dans quelques pays dont on se fout absolument dans la mesure où ce ne sont pas des gens comme nous.
Euclide était un grand mathématicien de l'antiquité grecque. Comme vous le savez déjà, on nomme euclidienne la division que l'on utilise couramment, et de même, en son honneur on parle d'espace euclidien pour désigner l'espace à trois dimensions que nous percevons. Je tiens à vous faire remarquer cette subtilité qui consiste à utiliser le verbe "percevoir" qui implique notre subjectivité et donc laisse entendre qu'il existe une autre vérité que celle-ci.
La question qui bien sûr vous taraude maintenant, si si ne niez pas, est la suivante : "existe-t-il des espaces non-euclidiens ?" Et bien oui, ou pas, il en existe peut-être. On les a en tout cas envisagés. Un espace non-euclidien peut-être grosso modo décrit comme un espace euclidien qu'on aurait déformé, et dans lequel on peut rencontrer les plus étranges, les plus improbables monstres géométriques dont vous puissiez rêver. Et si vous n'avez encore jamais rêvé de monstres géométriques, ça commencera peut-être ce soir.
Par exemple, prenez une feuille. Prenez une feuille, j'insiste. Pas deux non plus, bande de gourmands. Sauf si c'est pour passer au voisin. Sur cette feuille tracez une droite partant de la moitié d'un côté et se finissant à la moitié d'un côté adjacent. Quelle figure obtenez-vous ? Une droite. Et le "c'est complètement con" vous pouvez le garder pour vous. Mais maintenant enroulez cette feuille sur votre doigt en formant un cône, la pointe du cône étant la pointe comprise entre les deux côtés limitant le segment. Formez ce cône jusqu'à ce que la ligne tracée se recoupe elle-même, que constatez-vous ?
Eh oui, c'est miraculeux : vous venez de former une figure géométrique qui n'a qu'un angle et une ligne droite ! Ceci est totalement impossible dans notre univers euclidien, vous êtes donc parti avec votre bout de doigt dans un autre univers dont vous ne supposiez même pas l'existence. Eh bien de telles constructions qui n'existent pas, c'est l'incarnation mathématique de la relation logique que nous nommerons HY-PO-THE-SE. L'hypothèse peut mener aux plus chimériques conclusions dans la mesure où nous sommes dans une dimension non-euclidienne de la pensée, une dimension qui s'affranchit de l'ici et du maintenant pour envisager le possible et le probable.
Cette hypothèse d'ailleurs va nous poser un problème de pantalon, et d'un pantalon bien précis : celui du temps. Le pantalon du temps naît à chaque fois qu'une hypothèse se pose sous la forme d'un choix. Il nous faut abandonner une jambe du pantalon pour suivre l'autre. LA VIE EST UNE INFINIE SUCCESSION DE PANTALONS TEMPORELS. Et autant nous pouvons affirmer ce qui s'est passé dans une jambe,,celle où nous sommes, raison pour laquelle nous utiliserons pour le raconter le mode... indicatif, autant la jambe que nous avons abandonnée ne peut-être envisagée que comme une probabilité, ce pourquoi nous longerons cette jambe grâce au mode ...conditionnel.
Ceci posé, nous allons nous égarer ensemble dans les dimensions non-euclidiennes de la pensée par l'entremise de cette citation du chanteur mort Joe Dassin qui affirmait : "Et si tu n'existais pas, dis-moi pour quoi j'existerais ?" , interrogation sublime qui affirme la présence de l'être aimé en envisageant son absence dans une autre jambe de pantalon et décrivant par là même l'implacable fatalité de l'amour qui l'assaille. De même nous envisagerons cette hypothèse "Et si l'école n'existais pas,...". Hypothèse qui mène à une série de jambes dont vous m'expliquerez par le menu le contenu en utilisant des liens logiques de conséquences explicites.
Attention, j'attends de vous un travail d'une rigueur et d'une logique qui n'auront d'égale que la mienne au cours de l'introït que je viens de faire. Je vous remercie.
*Et à ce moment-là Maxime eut la mauvaise idée de me demander de répéter.*
20:43 Publié dans Ma Vraie Vie Vécue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
Et voilà, c'est seulement quand il y a des devoirs à faire que ça me prend de venir te lire.
La réponse est donc : si l'école n'existait pas, il n'y aurait pas de devoir à faire.
Ecrit par : Ardente | mercredi, 06 mai 2009
Je porte une jupe aujourd'hui, ms'sieur.
Par conséquent j'peux pas faire vot' travail sur la mode, là.
CQFD.
Ecrit par : Je Rêve | mercredi, 06 mai 2009
Ardente > Ils avaient commencé comme ça les sacripants avant d'en venir à la conclusion : "on serait tous des cons".
Je rêve > Va falloir revoir les genres alors en plus de la mode.
Ecrit par : Cohen | mercredi, 06 mai 2009
A l'école j'étais toujours en train de régarder l'autre jambe du pantalon (et pas du mien)... et j'y suis encore
(puis, un peu de physique: c'est parce que la vitesse de la lumière est plus élevée que la vitesse du son, que certains ont l'air brillant, avant d'avoir l'air con)
Ecrit par : Chantal | mercredi, 06 mai 2009
braguette temporelle
écartelée amère
attend le repos qui réunira l'amour.
( je vais super bien...)
Ecrit par : Cécile | mercredi, 06 mai 2009
j'ai fait caca aujourd'hui.
Ecrit par : Largentula | mercredi, 06 mai 2009
Chantal > J'aime bien la maxime finale. Je note. Sinon faut arrêter avec les braguettes des autres.
Cécile > Je vois ça. je compatis Moi aussi j'avais ma braguette ouverte aujourd'hui.
Largentula > C'est un choix qui implique que dans un autre pantalon tu recherches désespérément des toilettes.
Ecrit par : Cohen | mercredi, 06 mai 2009
;-)
Ecrit par : Chantal | jeudi, 07 mai 2009
En fait mon pb récurrent c'est que je rencontre toujours des pantalons qui ont bien plus que 2 jambes.
Je vis entourée de pieuvres habillées.
Bref, l'indécision est ma croix...
Ecrit par : Je Rêve | jeudi, 07 mai 2009
Ecrire un commentaire