mardi, 31 mai 2005
C'est la fête à ta mèreu, pas ton anniversaireu...
Liste des différentes façons de faire plaisir paraît-il à une maman pour sa fête.
Acheter un kilo de macaronis. Les peindre avec de la gouache. Privilégier les couleurs rose vif, vert pomme et jaune citron. Les passer sur une ficelle à gigot d'environ deux mètres en les séparant par de gigantesques quadruples noeuds. Offrir la chose avec des yeux bovins. Oublier de ranger la table.
Choisir un morceau de contreplaqué de forme incertaine. Piquer le fer à souder de Papa. A intervalles irréguliers, faire des entailles de brûlé sur le pourtour de la planchinette. Ecrire en lettres-bâtons : "JE T'AIMES MAMAN". Barrer le S. Faire un trou à la place du S. Tenter de dessiner une fleur à la place du trou. Rater la fleur. Passer un coup de lasure. Offrir la chose avec des yeux bovins pendant que ça colle encore.
Dechirer un morceau de tissu très doux, un morceau de pull cachemire fera l'affaire. Ecrire dessus "Bonnes fêtes Maman" avec un feutre. Jeter le feutre qui n'a plus de mine. Aller chercher trois herbes sèches et une marguerite près du compost. Les coller avec du scotch sur le tissu. Fixer le tout dans le cadre où il y avait la photo de mariage. Casser le verre pour ne pas écraser les plantes. Offrir la chose avec des yeux bovins avant que ça fane.
Mettre un bon paquet de glaise à tremper. Le creuser avec ses petites mains. Mettre un plastique sur la nappe de la table du salon. Recommencer à creuser. Ranger les 700 grammes de glaise humide en surplus dans l'armoire à jouets. Graver "VIDE MAIN" au fond de la poterie. Tracer à la gouache rouge un coeur surplombant le mot "maman". Mettre le bidule dans le four. Oublier de mettre du papier-sulfurisé. Offrir la chose avec des yeux bovins dès que la colle a séché.
Acheter un truc qui brille. Offrir la chose avec des yeux bovins dans un paquet avec le nom de la boutique dessus (ça sert à quoi d'offrir des trucs chers si on peut pas aller vérifier leur prix ?)
Dire aux gosses d'aller se coucher : ce soir c'est la fête de leur mère.
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Commentaires
Moi je lui ai offert un bougeoir (original) avec une base en marbre, un pied fait d'un baton de parc à huitre et avec un sommet fait avec une huitre. Fabriqué par Dominique patron du "Trésor du pirate" sponsor officiel des cadeaux de Clément.
Ecrit par : clément | mardi, 31 mai 2005
ma mere c'est pas un cadeau.. alors pour que je lui en fasse :))
et pis de toute façon, elle sait tres bien que nous (mon frere et moi-même) refusons de feter une fete instaurée par petain en 42! travail, famille, patrie... famille j'veux bien (et encore ça depend) mais les deux autres...
et puis elle ne fume pas, alors le cendrier en boite de camenbert il ne servira jamais!
Ecrit par : largentula | mardi, 31 mai 2005
Tout dépend du travail....
Ecrit par : clément | mardi, 31 mai 2005
Non mais c'est pas possible ça .... provoc ou juste conformisme bêta (avec ce discours ironique si souvent entendu ces jours ci...)
Les enfants ont confectionné quelquechose, ils y ont mis leur coeur, (ça parait bateau ce mot mais prenez le au sens fort, pour ce qu'il veut dire vraiment...) ils y ont mis leur admiration, ils y ont mis leurs savoirs faires.... Ils rappellent à leur mère qu'elle compte.
Ils le font bien mieux que bien des gens qui offrent des cadeaux sans saveur et sans discernement... juste parce qu'il faut...
C'est peut être un des rares moments où le cadeau est un vrai présent, un vrai don, ... une offrande presque... Un vrai cadeau quoi...
Les mamans ont vraiment les yeux humides. Ben oui : Voir l'enfant s'avancer et tendre son paquet mal ficelé, péniblement caché les jours précédents, c'est rien d'autre qu'émouvant..
Il faut valoriser ce geste et non en faire un sujet de moquerie... je trouve ces allusions (tellement fréquentes ...) lamentables et même pas drôles...
Les adultes ont-ils l'impression que leurs cadeaux sont les meilleurs.?
D'ailleurs les enfants sont les rares personnes a savoir faire si bien AUSSI les petits cadeaux de tous les jours, les petits découpages, collages, crayonages, les petits messages non prémédités, non stéréotypés ni imités.... Ceux là aussi sont des petits bouts de bonheur !
Et bien tristes et cyniques doivent être ceux qui ne vivent pas ces moments comme de pures secondes d'émerveillement réciproque dans un tendre tête à tête plein de vérité !
A moins qu'ils ne soient tout simplement pas parents....
Ecrit par : emmanuelle | mardi, 31 mai 2005
Clément> Savoir se renouveler.
Largentula > On avait dit plus de politique ! Arrête de parler de camembert !
Emmanuelle > Je ne suis ni ironique, ni cynique, je ne porte pas de jugement. Il me semble juste que ça se passe comme ça. J'ai retrouvé il y a quelques années un ou deux vieux cadeaux que j'avais fait. C'était à la fois touchant et drôle : on mesure l'amour que nos parents nous portent. Les miens n'ont jamais ri de mes cadeaux alors que franchement, avec le temps et en toute objectivité, il y avait vraiment de quoi.
Et puis ce texte n'a pas été écrit pour les enfants.
Ecrit par : cohen le barbare | mardi, 31 mai 2005
Ben moi. J'ai honte (un peu). Une fois, au centre aéré, j'ai raté mon cadeau de fête de ma maman. Enfin pas vraiment raté mais celui de la voisine me semblait vraiment beaucoup mieux que le mien.
C'était un vitrail, enfin ce devait en être un.
J'ai attendu qu'elle mette le sien à sécher et qu'elle aille aux toilettes et hop.
Je l'ai pas cassé par dépit, je l'ai juste emprunté. Ma maman l'a encore et cette chose (hideuse, finalement) me poursuit de ses yeux accusateurs depuis une bonne vingtaine d'années.
Sinon j'ai eu une pâquerette cette année.
Ecrit par : Inès | mardi, 31 mai 2005
C'est rien, moi j'ai honte de tous mes cadeaux (surtout le truc en pyrogravure qui représente une ville que bombardent trois avions.).
vous avez eu un joli cadeau, félicitations.
Ecrit par : cohen le barbare | mardi, 31 mai 2005
D’abord, il y a la fête des mères. Ensuite, il y a la fête des pères. Et le fête des enfants ?
Pourquoi ne célébrons-nous pas chaque année la fête des enfants ? C’est la tendre pensée qui me montait au cœur, l’autre soir, tandis que j’ouvrais machinalement le tiroir aux trésors où la mère de mes enfants et moi-même engrangeons jalousement les charmants cadeaux qu’année après année les petits anges confectionnent de leurs petites mains potelées, sous la tendre férule de la maîtresse d’école.
Il y a avait là, pêle-mêle, sous mes yeux éblouis d’émotion paternelle, six colliers de nouilles, trois bracelets de haricots, huit vide-poches en pots de yaourt, harmonieusement enrobés de feutrine mauve et jaune, cinq boîtes à bijoux Caprice des Dieux, et trois magnifique pieds de lampe de chez Préfontaines, consignés, certes, mais quand on aime, on ne compte pas.
Pourquoi ne célébrons-nous pas la fête des enfants ? Pourquoi nous, et pas eux ?
Pourquoi les papas et mamans de France, à leurs tour, ne paieraient-ils pas de leur personne et n’exécuteraient-ils pas, de leur propre mains, quelques présents, modestes et sans prétention bien sûr, mais qui s’avéreraient tellement plus précieux, au cœur de nos chers petits, que ces poupées toutes faites ou ces trains électriques sophistiqués et glacés que notre sécheresse de cœur nous pousse à leur jeter négligemment dans les bras après une baiser furtif ?
Ne saurons-nous donc jamais trouver le temps de nous pencher plus affectueusement sur ces fronts graciles au-dessus de ces grands yeux brûlant aux longs cils vibrants d’un amour incapable de s’épanouir au rythme infernal de nos ambitions carriéristes dont la tyrannie nous condamne à répondre « ta gueule » à l’enfant qui nous dit « maman, je m’ai faite violer » ? C’est promis.
Je vais vous en donner, moi, mes chéris, des jolis cadeaux fait à la main. Je vais vous en fabriquer, moi, des Schtroumpfs pas cher, avec deux boulettes de mie de pain et quatre allumettes pour les pattes. Je vais vous structurer des vaisseaux spatiaux en cageot de patates, avec du papier cul pour la combinaison anti-Tchernobyl et une punaise retournée pour le siège éjectable. Je m’en vais vous en bidouiller, des vélocross sans selle, vraiment tapeculs, avec deux couvercles de bidons de dioxine pour les roue et un os de gigot pour le guidon. Tiens, Je suis pas chien. En prime, je composerai moi-même le petit compliment, et je vous le lirai moi-même au dessert, avec une révérence à la fin. Certes, je doute de pouvoir atteindre dans le lyrisme les sommets extatiques où votre mère et moi-même fûmes emportés à l’écoute de la bouleversante déclamation octosyllabique de le dernière fête des mères, dont le texte, délicatement colorié façon gerbe, enveloppe encore le joli cache-pot William-Saurin de la dernière fête des pères. C’était un fort beau texte. Je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter. (Révérence.)
La Merveille
Ma vie est un enchantement.
Quand je m’endors, quand je m’éveille,
Ou quand je joue à tout moment,
Une fée douce me surveille.
Elle m’entoure de soins charmants
Cette merveille, c’est ma maman.
(Révérence.)
Je me rappelle encore que ma cadette me l’avait lu en aparté la veille du grand jour, pour faire la surprise à sa mère. Je m’étais alors permis de lui faire une observation : « C’est beau, ma chérie, c’est très beau. Mais vois-tu, ça n’est pas très… très personnel, ce texte. A huit ans, tu devrais être capable d’en écrire un toi-même…
-Mais papa, je suis pas aussi forte que la maîtresse, en polésie.
-En quoi ?
-En polésie. Je suis pas aussi forte que la maîtresse.
-Mais si. C’est pas difficile. Pour faire de la belle polésie, tu prends deux rimes. Par exemple : Maman et Perrine, « an » et « ine » tu colles n’importe quoi devant, et tu as une très jolie polésie. Je sais pas moi, euh…
(Révérence.)
Je m’appelle Perrine
J’aime ma maman
Elle est dans la marine
C’est emmerdant.
(Révérence.)
-c’est même pas vrai.
-Quoi ?
-c’est même pas vrai qu’elle dans la marine maman.
-Là, tu chipotes. Attends. C’est pas grave. Je te fais une autre version. Pouf, pouf.
(Révérence.)
Je m’appelle Perrine
J’aime ma maman
Elle est pas dans la marine
C’est emmerdant.
(Révérence.)
-c’est même pas vrai : c’est pas emmerdant qu’elle est pas dans la marine maman.
-Ecoute Perrine tu commence à m’emmerd.er. Les polésies, j’ai pas que ça à faire. J’ai du boulot.
-Ouin ! »
elle pleurait. J’ai cédé. Il faut savoir céder de temps en temps. Sinon on se laisse bouffer. Pouf, pouf.
(Révérence.)
Je m’appelle Perrine
J’aime ma maman
Elle est pas dans la marine
En ce moment
« comme ça, tu comprends, si elle change d’avis, si elle s’engage dans la marine on aura qu’à changer la fin.»
c'est de Desproges bien sûr mais ça n'en demeure pas moins toujours aussi vrai...
Ecrit par : jeanphi | mardi, 31 mai 2005
J'ai jamais compris le "pouf, pouf".
Est-ce un pouffement? Un plouffement? Ou autre?
Ecrit par : clément | mardi, 31 mai 2005
Cohen> La boucle est bouclée - une note joliment desprogienne, et Jeanphi qui nous colle l'intégrale...
Quant à moi, j'ai jamais dépassé le collier de nouilles, le tableau de nouilles, le cache-verre de nouilles. Pour une raison que j'ignore, tous les cadeaux que nous faisaient faire nos maîtresses étaient en nouilles. Va savoir...
(On peut avoir une photo du tableau pyrogravé avec les navions? Please?)
Ecrit par : LudovicD | mercredi, 01 juin 2005
Moi je ne me souviens plus trés bien des cadeaux que je faisais à ma maman quand j'étais petit (je me souviens juste que j'ai toujours adorer dessiner). Par contre je sais qu'elle a quasiment tout garder dans un tiroir. C'est chouette. :)
Emmanuelle : si on ne peux plus rire un peu...
Cohen : Excellent épilogue ! :)
STV.
Ecrit par : STV. | mercredi, 01 juin 2005
Ben moi, pour la journée contre le tabac...je fume deux fois plus...
Je vais porter des fleurs des prés sur la tombe de mon arrière grand mère...sauf le jour de la Toussaint
J'attends pas le 9 mai pour me rendre compte que je suis européenne
...et je fais des apéros avec mes voisins quand ça me chante et pas le jour d'immeubles en fête...
Non mais!
M'énervent à m'imposer des dates!
Heureusement, les marmottons sont un peu pareils que moi: je connais les poésies 15 jours avant (peuvent pas attendre) et à peine sortis de l'école le vendredi soir, il faut ouvrir les cadeaux (impossible de les faire tenir jusqu'au dimanche!)
Enfin, c'est Don Patillo qui se frotte les mains, ils ont explosé les ventes, ces derniers jours!!
Ecrit par : la marmotte | mercredi, 01 juin 2005
Pouf, pouf, quand on est petit, ça correspond à une pioche.
Non ?
On met sa main en forme de puits, et on pioche dedans, pouf pouf ça sera toi qui gnagnagnagna..
Ecrit par : Inès | mercredi, 01 juin 2005
...mais-com-la-rei-né-le-roi-ne-le-veu-lent-pas-ça-ne-sera-pas-toi...
Ecrit par : la marmotte | mercredi, 01 juin 2005
Mais nan je parle du pouf-pouf de Desproges qui est dans beaucoup de ses sketches.
Ecrit par : clément | mercredi, 01 juin 2005
C'est le même Clément, c'est le même. Quand on fait pouf-pouf on reprend à zéro. Alors Desproges y fait pouf-pouf et y reprend à zéro. C'est un peu daté comme méthode, on pôurrait le rapprocher de"p'tain merde".
Ecrit par : cohen le barbare | mercredi, 01 juin 2005
Moi je m'en fous, comme toute les années où je m'y prends à la minute M moins 1, je trouve cette fête trop commerciale à mon goût. N'est ce pas maman?
Ecrit par : rienkotchoz | mercredi, 01 juin 2005
On dit "s'il t eplaît" à sa mère. Non mais oh.
Ecrit par : cohen le barbare | mercredi, 01 juin 2005
De toute façon, tant que c'est offert avec des yeux de bovins ...
Car toute maman qui se respecte conserve amoureusement ces cadeaux merveilleux, quitte à se retrouver avec 3 boîtes sà bijous-camembert sur la table de chevet.
C'est ça l'amour !
Ecrit par : Madame Princesse | jeudi, 02 juin 2005
Bonne fête maman.
Ecrit par : domrod | jeudi, 02 juin 2005
Ludo > Je peux pas prendre une photo de mon oeuvre impérissable : mon père l'a soigneusement entreposée dans une poubelle.
Mme Princesse > C'est plus que de l'amour et c'est ce qui justifie les discours maternels du "moi qui me suis sacrifié pour toi : regarde j'ai encore le porte-pot en macramé."
Domrod > Ouf, juste à temps.
Ecrit par : cohen le barbare | jeudi, 02 juin 2005
Je dois un ètre un des plus jeunes ici et je me souviens d'aucun cadeau fait de mes mains à part un moulin en allumette et rouleau de PQ nmais c'était pour la fète des pères.
Ecrit par : clément | jeudi, 02 juin 2005
Et du poisson pour la fête des mers ?
Ecrit par : christian | jeudi, 02 juin 2005
Et pour la fête des pairs : des jumelles !
Ecrit par : christian | jeudi, 02 juin 2005
Et pour la fête des pairs : des jumelles !
Ecrit par : christian | jeudi, 02 juin 2005
Et pour la fête des pairs : des jumelles !
Ecrit par : christian | jeudi, 02 juin 2005
Un moulin en rouleau de PQ, j'ose à peine imaginer la façon dont on le fait tourner.
Eh christian tu bégayes ?
Ecrit par : cohen le barbare | jeudi, 02 juin 2005
Eh Christian tu bégayes ?
Ecrit par : cohen le barbare | jeudi, 02 juin 2005
En fait c'était le centre en rouleau de PQ, les hélices étaient en cures-dents et le toi dans un joli papier roulé en cône.
Ecrit par : clément | jeudi, 02 juin 2005
Rien à voir avec ta note, cher Cohen, pardon de polluer, mais j'ai ouïe dire qu'on avait bousillé 200 voitures dans un parking Peugeot...On accuse des gamins de 9 à 13 ans. Tu devrais te dénoncer au lieu d'accuser les fils de tes voisins.
Ecrit par : la marmotte | vendredi, 03 juin 2005
Et pour la fête des Christian : des triplettes !
Ecrit par : LudovicD | vendredi, 03 juin 2005
J'avais préparé un petit parfum maison en faisant mariner des marguerites dans de l'alcool à bruler. Par amour, ma mere a déposé trois goutte sur son cou. C'etait beau.
Elle a eu des plaques rouges pendant trois jours...
Ecrit par : maxy_vince | vendredi, 03 juin 2005
Clément > N'empêche, ça ne règle pas le problème de l'énergie utilisée pour le faire tourner.
La marmotte > C'est pas grave, c'est des mômes de milieu défavorisé. Leur vie est quasiment finie alors que moi...
Ludo > Oula. Ca va faire une heureus e comme suggestion.
Vince > Et t'as eu droit à des épinards pendant combien de temps après ?
Ecrit par : cohen le barbare | vendredi, 03 juin 2005
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